Le gouvernement de Donald Trump a annoncé, jeudi soir, avoir conclu un accord avec Taïwan pour que ses entreprises de semi-conducteurs investissent des centaines de milliards de dollars dans des usines américaines.L’administration Trump attendait ça avec impatience. Jeudi soir, le gouvernement américain a annoncé avoir conclu un accord avec Taïwan. Les entreprises de l’île investiront « au moins 250 milliards de dollars » aux États-Unis pour y développer la production de semi-conducteurs. En outre, 250 milliards de dollars seront versés en garantie de crédit pour « renforcer l’écosystème et la chaîne d’approvisionnement » sur le sol américain, a indiqué le département du Commerce. En échange, Washington réduira les droits de douane sur les produits taïwanais, les faisant passer de 20 % à 15 %.
Cet accord doit aider Washington à atteindre son objectif : rapatrier 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise aux États-Unis. « Nous avons besoin que ces semi-conducteurs, cruciaux pour notre sécurité nationale, soient fabriqués aux États-Unis », a déclaré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, sur CNBC. Pour l’heure, « la production américaine ne couvre pas la demande de ses entreprises », explique à La Tribune Sébastien Sztabowicz, analyste chez Kepler Cheuvreux.
Une domination sans partage
Alors que les États-Unis ne représentent que 10 % de la production de semi-conducteurs, Taïwan fabrique plus de la moitié des puces au niveau mondial, et presque la totalité des plus avancées. Or, ces puces de moins de cinq nanomètres sont les véritables cerveaux des ordinateurs, smartphones et autres armes, en plus d’être cruciales pour le développement de l’intelligence artificielle. « Tout se joue sur les puces de pointe », confie Jean-Edwin Rhea, gérant actions tech chez Sunny Asset Management.