À Toulouse, le supercalculateur de Météo-France chauffe les étudiants
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Le data center régional stocke les bases de données des universités toulousaines.
Florine Galéron
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Le data center régional stocke les bases de données des universités toulousaines.
Florine Galéron
Il figure dans le top 150 des supercalculateurs mondiaux. Grâce à Taranis et à ses 10 pétaflops de puissance, Météo-France détermine l'état de l'atmosphère à l'échelle de l'ensemble du globe. La colossale masse de données de température, d'humidité et de précipitations ingérées par le superordinateur servent à déterminer les modèles de prévision en France et dans le monde.
Le supercalculateur est installé depuis 2020 au sud-est de Toulouse, dans une immense salle de l'Espace Clément-Ader, aux côtés du centre régional de calcul intensif (Calmip) et du data center régional. Les universités toulousaines y stockent toutes leurs bases de données RH, mais aussi les images satellites et autres lourdes informations utilisées à des fins de recherche scientifique. Cette plateforme de calcul intensif dispose d'une puissance de plus de 2 MW et consomme 15 GWh d'électricité par an, soit par comparaison la moitié de l'électricité nécessaire aux 170 hectares du campus universitaire de Rangueil. Cette consommation gigantesque est difficilement compressible, d'autant que Météo-France compte installer d'ici à deux ans un supercalculateur encore plus puissant.
Au total, en France, les plus de 300 data centers en service pèsent déjà 2 % de la consommation globale d'électricité du pays. La facture devrait s'envoler avec l'annonce par Emmanuel Macron, lors du sommet IA en février, de l'arrivée de huit immenses data centers d'un gigawatt chacun. Face à la montée de critiques partout dans le monde du risque d'appropriation du réseau électrique pour les besoins de l'intelligence artificielle, les utilisateurs des data centers poussent à la réutilisation de l'excédent de chaleur des ordinateurs.
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À Toulouse, un poste de récupération de chaleur vient d'être installé à proximité des data centers par Dalkia, filiale d'EDF, moyennant 735 000 euros d'investissement. « L'eau utilisée pour refroidir les ordinateurs circule dans des tuyaux à 45 degrés, jusqu'au poste de récupération. Une pompe à chaleur va porter l'eau à 48 degrés, afin de pouvoir alimenter le réseau de chauffage de la ZAC de Montaudran », explique Marlène Rivalland, ingénieure d'études au sein de Dalkia.