SFR : les dessous du deal du siècle dans les télécoms
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Connu pour se décider rapidement en mode commando, Patrick Drahi n'aime pas quand on tergiverse.
PW/JS/ - REUTERS - Philippe Wojazer
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Connu pour se décider rapidement en mode commando, Patrick Drahi n'aime pas quand on tergiverse.
PW/JS/ - REUTERS - Philippe Wojazer
A la fin du match PSG-Liverpool, mardi soir, les supporters parisiens ne sont pas les seuls à célébrer la victoire. Au même instant, entre Paris, Londres et Tel Aviv, tous les acteurs impliqués dans la cession de SFR sont prêts à sabrer le champagne.
Après un week-end marqué de nuits blanches et d'appels dans tous les sens, les états-majors de Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange, d’un côté, et d'Altice France, de l’autre, semblent enfin alignés sur tout : le prix, le périmètre et les clauses qui définiront le partage des précieux actifs d'Altice.
Mais le lendemain, l'accord est à nouveau à terre. Un dernier coup de théâtre fait presque tout basculer. « Quand il s’est agi de traduire juridiquement et à l’écrit ce qui avait été validé la veille, des désaccords importants sont apparus », explique une source proche du dossier dans le camp des acheteurs. « Et comme il y avait eu déjà pas mal d’émotions et de fatigue, certains détails ont commencé à chauffer », commente une autre partie côté vendeur.
Fourbus, les négociateurs se remettent au travail ; jeudi en milieu d'après-midi, on tope pour un nouvel accord oral. En soirée, le consortium envoie officiellement sa lettre d'engagement. Vendredi matin, à huit heures pile, Bouygues, Orange, Iliad et Altice dégainent avec une synchronisation parfaite le même communiqué de presse annonçant leur entrée en négociations exclusives jusqu’au 15 mai. Le prix : 20,35 milliards d'euros. Et le partage de la valeur se fera comme suit : 42 % pour Bouygues, 31 % pour Iliad–Free et 27 % pour Orange.