La restructuration d’Altice France ne manquait déjà pas de sel ; le processus de vente s’annonce, lui, carrément pimenté. Selon nos informations, Armando Pereira, l’ancien bras droit de Patrick Drahi, a déposé le 11 juillet dernier une requête en conciliation devant le tribunal de première instance de Genève pour faire valoir ses droits sur plusieurs entités du groupe Altice dans le monde, comme l’avait déjà évoqué un article de L’Informé cette semaine. Altice France fait partie des actifs concernés. Et ça, personne ne l’avait vu venir : ni les créanciers de SFR ni ses candidats au rachat.
Dans le détail, les participations du milliardaire portugais s’élèveraient à environ 20 % de ce que possède Patrick Drahi, et même 21,7% d’Altice USA, son activité américaine, et 21,71% d’Altice France Holding, une holding personnelle qui détient en partie SFR. Armando Pereira serait donc en droit de revendiquer 11,9 % de l’opérateur télécoms aux 26 millions de clients. En retenant une valorisation basse de l'entreprise, à 21 milliards d’euros, et en retranchant les 15,5 milliards d’euros de dettes, il resterait encore 5,5 milliards pour les actionnaires, dont 654,5 millions d’euros dans la poche d’Armando Pereira. Et autant de moins dans celle de son ancien associé.