Après le lancement des appels d’offres courant 2025 pour la mise en concurrence des opérateurs ferroviaires sur les lignes entre Paris, Clermont-Ferrand et Toulouse, traversant le Centre-Val de Loire, trois lots de trains régionaux seront également ouverts à la compétition à partir de janvier 2027.Le vent de libéralisation du marché ferroviaire régional, qui souffle dans l’Hexagone depuis 2022, notamment dans le Sud et en Occitanie, touchera aussi potentiellement le Centre-Val de Loire à partir de 2032. Bien en amont de cette date butoir, les grandes manœuvres ont démarré pour être prêt à la date prévue et remplacer éventuellement la SNCF. Ainsi, trois lots de lignes ferroviaires seront mis en concurrence à partir de janvier prochain.
Lors de l’inauguration le 15 avril dernier des travaux sur la ligne entre Tours-Loches, Philippe Fournié, le vice-président de la région chargé des transports et de la mobilité, a révélé l’identité du premier lot. Le réseau de mobilité interurbaine (Remi) Val-de-Loire-Sologne-Berry comprend ainsi six à sept lignes au total, notamment entre Tours (37) et Orléans (45), entre Tours et Bourges (18), ainsi qu’entre Orléans et Châteauroux (36). Environ 10 000 voyageurs empruntent quotidiennement ces rames. Après une attribution prévue au second semestre 2028, la SNCF, l’opérateur sortant, ou le nouvel acteur choisi, poursuivront l’exploitation des lignes à partir de janvier 2032. « Les deux lots suivants, dont les détails restent confidentiels, seront quant à eux mis en appel d’offres respectivement en 2028 et en 2029 », assure Philippe Fournié.
Plusieurs opérateurs, dont Le Train, sur les rangs
Outre la SNCF qui, comme l’a confirmé le 26 février 2026 son PDG Jean Castex, sera candidate pour chacun des lots ouverts à la concurrence, plusieurs opérateurs devraient se mettre sur les rangs pour reprendre les trois lignes du Centre-Val de Loire.
Si Transdev a indiqué à La Tribune qu’il prendrait sa décision de concourir lors de la publication des appels d’offre, RATP Dev pourrait aussi entrer dans la course. Parmi les opérateurs privés, seule la compagnie Le Train, basée à Bordeaux, a confirmé sa candidature. « Nous rencontrerons l’exécutif régional fin mai ou début juin pour comprendre ses besoins et entendre ses souhaits, précise Alain Getraud, DG de Le Train. L’on sent dès à présent une envie de la collectivité de profiter de la meilleure offre qui sera mise sur la table. Et ce, dans le cadre d'une démarche sincère ».