La Région Nouvelle-Aquitaine va attribuer ce lundi à SNCF Voyageurs l'exploitation des trains du lot Poitou-Charentes. Selon les documents consultés par La Tribune, son concurrent Transdev s'est incliné de peu. L'argument financier a fait pencher la balance.
La SNCF aurait pu perdre l'exploitation d'un premier grand ensemble ferroviaire régional. Mais non. Ce lundi 20 avril, la Région Nouvelle-Aquitaine va bien confier à l'opérateur public les lignes du lot Poitou-Charentes après avoir, pour la première fois, lancé un appel d'offres concurrentiel. La commission permanente va voter l'attribution pour dix ans, en vertu d'un contrat qui tutoie le milliard d'euros.
Mais il s'en est fallu de peu pour que le rival Transdev ne rafle la mise. L'entreprise allemande spécialisée dans les transports routiers et ferroviaires interurbains a de quoi nourrir des regrets.
Selon les documents consultés par La Tribune, l'opérateur privé a échoué à moins de deux points sur une échelle de 100. La SNCF a ainsi obtenu un score de 63,87 contre 61,96 pour son rival.
D'autant plus rageant pour celui qui a déjà délogé l'exploitant public sur la ligne Nice-Marseille qu'il a obtenu les meilleurs scores dans plusieurs catégories. Maintenance (11,4/14), qualité (13/16) et surtout exploitation (19,6/22) : à chaque fois, Transdev s'est démarqué.
SNCF Voyageurs doit son salut au critère financier, principal domaine de notation, où il enregistre un score de 16,67/36, six points devant son concurrent. L'argument est particulièrement important pour la Région, qui misait beaucoup sur l'ouverture à la concurrence pour faire des économies. Elle est servie : le lauréat promet 112 millions d'euros de baisse de charges pour la décennie à venir. Et assure ainsi pouvoir faire mieux et pour moins cher que ce qu'il faisait avant. En face, l'économie générée par Transdev se limitait à 82 millions d'euros.
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Quant au troisième candidat, la compagnie néophyte Le Train, il obtient la meilleure note financière (27,81/36) mais pêche sur tout le reste. Sa note finale s'élève à 52,11/100. Après son échec sur l'appel d'offres de l’État pour les lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, la compagnie manque encore une occasion de se mettre sur les rails.