GNL et pavillon français, les choix de CMA CGM pour ses dix nouveaux navires
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CMA CGM prévoit la livraison de dix nouveaux navires de plus de 24 000 EVP dès 2026
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CMA CGM prévoit la livraison de dix nouveaux navires de plus de 24 000 EVP dès 2026
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Dix nouveaux navires vont rejoindre dès 2026 la flotte de CMA CGM. Le groupe de solutions maritimes, logistiques et aériennes (actionnaire de La Tribune, NDLR) basé à Marseille l’a officialisé à l’occasion des Assises de l’Économie de la Mer qui se tiennent à La Rochelle.
Les plus longs du monde – ils mesurent exactement 24 212 EVP pour 400 m de long et 78 mètres de haut – ils seront également dual fuel au GNL permettant de recourir au biométhane et à l’e-méthane, deux carburant bas carbone. Ils seront, par ailleurs, dévolus, à la ligne Asie-Europe du Nord et desserviront les ports français du Havre et de Dunkerque. Leur construction s’appuie sur un réseau de fournisseurs européens et français dont GTT, le groupe spécialiste de la fabrication de système de confinement à membrane cryogéniques utilisés pour le transport de gaz naturel liquéfié et avec lequel CMA CGM a l’habitude de collaborer.
L’investissement global consenti pour ces dix nouveaux conteneurs est de 2 milliards de dollars sur dix ans. Ils viennent, par ailleurs, augmenter de 30% la flotte sous pavillon français de CMA CGM, qui possède 34 navires et 1 200 marins sous pavillon français.
Car au-delà de l’annonce elle-même, il est aussi question de souveraineté française.
Si c’est précisément cela que le groupe met en avant, rappelant le rôle que joue la filière maritime dans l’approvisionnement stratégique de la France, deuxième puissance maritime au monde, le choix du RIF – le Registre International Français autrement appelé pavillon français –est aussi une façon de conforter la filière. Une filière qui ne cesse de plaider pour valoriser ce RIF que peu d’armateurs adoptent.
On se souvient qu’en septembre dernier, lors du Cannes Yachting Festival, le salon européen à flot qui signe le début de la saison, Edge, groupe de gestion de bateaux basé à Cannes et Marseille, avait alerté par la voix de son PDG, Thomas Kieffer, de l’importance de lever le flou juridique qui freine l’adoption du RIF. Un RIF qui se situe à la 26ème place mondiale quand Malte s’arroge la première place.
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