Lille à nouveau épinglée pour ses embouteillages chroniques
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L'hôtel de ville de Lille
Armand Gesquière / Hans Lucas v - Armand Gesquière / Hans Lucas - Armand Gesquière
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L'hôtel de ville de Lille
Armand Gesquière / Hans Lucas v - Armand Gesquière / Hans Lucas - Armand Gesquière
Près de 70 % des déplacements dans les Hauts-de-France se font en voiture, une proportion supérieure à la moyenne nationale - hors Île-de-France, selon le Baromètre des mobilités du quotidien 2023 de la FNAUT. Le classement INRIX Global Traffic Scorecard place régulièrement l’agglomération lilloise parmi les zones les plus congestionnées de France.
De son côté, la DREAL Hauts-de-France souligne la superposition de flux locaux, régionaux, nationaux et internationaux sur un nœud autoroutier très concentré (A1, A22, A23, A25), où se mêlent trajets domicile-travail, déplacements régionaux, transit international et poids lourds liés au port de Dunkerque et aux grandes plateformes logistiques.
Un diagnostic partagé depuis longtemps
Lille est à la fois ville de destination et de passage, ce qui la distingue de nombreuses métropoles comparables. C’est dans ce contexte que les CCI Hauts-de-France, MEDEF Hauts-de-France, CPME Hauts-de-France et U2P Hauts-de-France ont rendu public début 2026 le rapport Réinventons les mobilités dans l’aire métropolitaine de Lille et les Hauts-de-France, présenté comme un « cri d’alarme ».
Pourtant, le constat n’a rien de nouveau. Dès la fin des années 2010, le monde économique alertait déjà sur la saturation des accès à Lille, les difficultés de recrutement liées aux temps de trajet et l’absence d’alternatives crédibles à la voiture pour les actifs venant du bassin minier, du Douaisis ou de la Flandre intérieure. Bruno Bonduelle, alors président de la CCI du Grand Lille, plaidait pour le lissage des heures de pointe, une organisation collective entre entreprises et une responsabilité managériale accrue.
Il avait même lancé l’idée d’un péage urbain, visant à faire contribuer l’« usager » plutôt que le « contribuable », afin de financer transports collectifs et infrastructures. Une proposition qui avait suscité une levée de boucliers politique et n’a jamais été mise en œuvre.
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