Augmentation de l’offre, diminution des prix, meilleure desserte au niveau des plus petites gares… L’irruption de la concurrence sur les lignes à grande vitesse a déjà des effets positifs, relève l’Autorité de régulation des transports (ART). Même si les nouveaux concurrents de la SNCF représentent moins de 2 % de parts de marché.A l’échelle de la France, la concurrence sur les lignes à grande vitesse reste modeste. Mais au niveau local, elle a bien secoué, et dans le bon sens, un marché jusqu’à récemment tenu par un unique opérateur, SNCF Voyageurs. Un constat dévoilé par l’Autorité de régulation des transports (ART), lundi 9 février, lors d’une conférence de presse, à la veille de la publication de son bilan sur le marché ferroviaire. L’ART, qui s’assure depuis 2009 du bon déroulement de l'ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, a ainsi méticuleusement épluché les données d’exploitation de l’année 2024 des acteurs en présence.
Pour rappel, le marché de la grande vitesse est accessible à tout nouvel entrant désireux de s’y faire une place depuis 2020, considéré ainsi comme un service librement organisé (SLO). Or, pour l’heure, seuls l’italien Trenitalia et l’espagnol Renfe font rouler des trains en France sur les lignes à grande vitesse, aux côtés de SNCF Voyageurs. Le premier entre Paris, Lyon et Milan, depuis 2021, ainsi qu’entre Paris et Marseille depuis juin 2025, et le second au niveau des lignes Lyon-Barcelone et Marseille-Madrid. Des nouveaux entrants qui représentent chacun moins de 1 % de parts de marché, selon l’ART.
Sur le Paris-Lyon, la part de Ouigo s'élève à 21 %
Derrière cette présence à première vue modeste, de réels effets ont été relevés par l’ART. Et qui semblent aller dans le bon sens. Premier constat ? « On voit bien qu’avec ces offres nouvelles, qu’il s’agisse de Ouigo [l’offre low cost de SNCF Voyageurs, ndlr], ou de la concurrence extérieure, on assiste à une augmentation sensible de l’évolution de la fréquentation. En clair, l’ouverture à la concurrence ne se traduit pas par une logique prédatrice sur un gâteau dont la taille ne bougerait pas », résume Thierry Guimbaud, le président de l’ART.