Les vacances d'été des Français rattrapées par l’inflation et les incertitudes
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Face à ces incertitudes, les choix de destination évoluent nettement. La France s'impose plus que jamais comme un refuge.
TS/PAS/FW1/Sherry Jacob - REUTERS - CARLOS GARCIA RAWLINS
Sous l’effet de la pression sur le pouvoir d’achat et des tensions géopolitiques, les Français abordent l’été 2026 avec prudence : moins nombreux à partir, ils privilégient des séjours plus courts, plus proches et moins coûteux.
Les Français n’abandonnent pas leurs vacances d’été, mais ils les redéfinissent. Selon une étude de Alliance France Tourisme réalisée avec Ifop, la saison estivale 2026 s’annonce plus prudente, marquée par un recul des départs, des budgets en baisse et un recentrage massif sur l’Hexagone.
Dans « un contexte marqué par les tensions géopolitiques internationales, la hausse des coûts de l’énergie et une pression inflationniste durable », les vacances d’été des Français « s’inscrivent davantage dans une logique de proximité, de sobriété et de recentrage », note l'étude.
L’étude repose sur une enquête menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française. Les répondants ont été interrogés en ligne entre le 17 et le 20 mars 2026, selon la méthode des quotas. Premier signal : l’érosion du nombre de vacanciers. « L’été 2026 confirme un net ralentissement des départs », estime l’Alliance France Tourisme, qui rassemble notamment Accor, Air France ou encore la Compagnie des Alpes.
Attentisme
Dans le détail, « 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025 » et « seuls 37 % se déclarent certains de partir, contre 50 % l’an dernier, traduisant une montée de l’incertitude ».
Une évolution qui ne traduit pas un désamour des vacances mais plutôt un climat d’attentisme. « Cette étude montre qu’il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires », souligne Dominique Marcel, le président de l’Alliance France Tourisme.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.