Train : Velvet présentera sa première rame en avril et s'affirme comme concurrent de la SNCF

La compagnie Velvet a commandé 12 trains Avelia Horizon auprès du constructeur Alstom.
Alstom

La compagnie Velvet a commandé 12 trains Avelia Horizon auprès du constructeur Alstom.
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« On arrive. » C'est le message envoyé par la future compagnie ferroviaire Velvet à la SNCF et à ses autres concurrents. La start-up vient d'annoncer qu'elle présentera le design de son premier train le mercredi 22 avril prochain à La Rochelle, sur le site d'essais du quartier Bellevue détenu par le constructeur Alstom.
Velvet souhaite arriver sur le marché en 2028 avec ses quatre premiers trains, afin d'assurer des liaisons au départ de Paris vers Bordeaux, Rennes et Nantes via Angers.
À coup d'une annonce tous les six mois, ses débuts sont très rythmés. Créée juste avant les Jeux Olympiques de Paris, l'entreprise annonçait en octobre 2024 passer commande auprès d'Alstom pour 12 rames Avelia Horizon, aussi appelées TGV M. En juillet 2025, la compagnie dévoilait sa nouvelle identité rose et lilas, troquant le nom de Proxima pour celui de Velvet.
Cofondée par Rachel Picard, ancienne directrice de Voyages SNCF, et Timothy Jackson, ex dirigeant de RATP Dev pour les îles britanniques, la nouvelle venue dit avoir sécurisé un milliard d'euros de financement auprès du fonds Antin Infrastructure Partners.
L'accent est mis sur un service de transport basé sur l'utilité. « Il ne s'agit plus de gagner du temps. En revanche on peut retrouver du temps. C'est ça le progrès dans les TGV de demain. C'est la manière dont les voyageurs vont pouvoir réinvestir le temps », défendait Rachel Picard, lors d'un événement de BPI France en octobre 2024.
En plus d'une identité de marque et de trains déjà en construction, Velvet a été choisi pour occuper le futur centre de maintenance et de remisage TGV à Marcheprime en Gironde. La compagnie semble avoir toutes les cartes en main.
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Derrière, ses concurrents ne peuvent pas en dire autant. La société Kevin Speed, qui souhaite développer des trains rapides vers Lille, Strasbourg et Lyon au départ de la capitale, a décalé son arrivée sur le marché à 2030. Elle souhaite investir dans son propre centre de maintenance au Creusot en Saône-et-Loire. Pour y parvenir, et aussi pour acquérir des rames à Alstom, la start-up court après une levée de fonds dépassant le milliard d'euros.
Une course à laquelle prend également part Le Train. Lancée en 2020, cette compagnie basée en Charente veut créer un service interrégional à grande vitesse entre les métropoles de l'axe Atlantique. Mais ce ne sera pas avant 2028, au mieux. Elle envisage également de construire son propre centre de maintenance et d'acquérir dix rames auprès de Talgo, bien qu'elle n'ait pas encore bouclé de financement suffisamment important.
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Sur le réseau français à grande vitesse, les seuls concurrents qui roulent derrière SNCF Voyageurs sont l'espagnol Renfe et l'italien Trenitalia, deux opérateurs publics. Sur les trains régionaux, Transdev exploite depuis juin dernier la ligne Nice-Marseille. Ce ne sont là que les balbutiements de l'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français.
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