Face au yo-yo du prix du pétrole en raison du conflit au Moyen-Orient, nombre de compagnies aériennes commencent à augmenter le prix des billets d’avions. D’autant que le prix du kérosène augmente bien davantage que celui du brut. Elles tentent d’enrayer l’érosion probable de leur rentabilité.Le conflit engagé au Moyen-Orient le 28 février commence à provoquer une flambée des prix des billets d’avion, que les voyageurs ressentiront bientôt. Les compagnies aériennes cherchent à contrer les effets délétères de la hausse du pétrole sur leur santé financière. Et ce malgré la libération, mercredi 11 mars, de stocks d’urgence par les pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à hauteur de 400 millions de barils.
C’est le cas notamment d’Air France-KLM. « Le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène, a fait savoir la compagnie franco-néerlandaise dans une note transmise à La Tribune. En conséquence, Air France et KLM augmentent leurs tarifs sur les vols long-courriers pour les billets émis à compter du 11 mars 2026. En classe économique, les tarifs augmenteront de 50 euros aller-retour. »
Pétrole cher : des marges sous pression
Air France-KLM est loin d’être une exception. La compagnie australienne Qantas Airways, la scandinave SAS et la néo-zélandaise Air New Zealand ont été les premières à annoncer la couleur en officialisant la hausse des tarifs. D’autres compagnies leur ont ensuite emboîté le pas, mettant en place une « surcharge carburant » pour absorber ce surcoût. Bien que le trafic aérien au Moyen-Orient ne représente qu’environ 10 % du trafic mondial, selon l’Association du transport aérien international (Iata), les conséquences financières du conflit se font sentir mondialement.