REPORTAGE. Châssis, sièges, moquettes… Dans le technicentre de maintenance du Landy, à Saint-Denis, la SNCF rénove de fond en comble ses TGV en fin de vie. Le but : accroître leur longévité face à la demande des clients et l'arrivée tardive du TGV M.Attention au départ. Après sept semaines de travail, c'est ce vendredi qu'est sorti de l'atelier le premier TGV rénové par la SNCF dans le cadre de l'opération obsolescence déprogrammée (O2D) au technicentre du Landy, à Saint-Denis. L'objectif : prolonger la durée de vie des TGV en repoussant leur retrait de la circulation. Grâce à ce programme, la rame 4518, qui a déjà parcouru 13,8 millions de kilomètres depuis 1995, va pouvoir rouler quatre ans de plus et atteindre 16,2 millions de kilomètres.
Dans le hangar du technicentre, où La Tribune s'est rendue ce jeudi, le plus important de la rénovation concerne la sécurité de la rame. Notamment dans les zones sous-caisses : « Nous avons observé une dégradation sur le châssis à travers nos expertises », montre José Da Costa, chef de projet industriel de cette opération à 600 millions d'euros, lancée en 2023. « Nous venons appliquer de la peinture epoxy pour éviter d'avoir des liquides stagnants qui viennent corroder ces zones », indique-t-il.
Les « zones de toitures » du train sont également expertisées et rénovées pour « éviter les infiltrations d'eau », explique José Da Costa. La SNCF opère par ailleurs un « ponçage complet » des peintures pour « éradiquer ce sujet de corrosion », ajoute le chef de projet. Des travaux sont aussi réalisés sur les portes, qui sont changées. Au total, près de 650 pièces sont remplacées sur chaque rame, indique Alain Krakovitch, directeur de TGV-Intercités.