Alstom esquisse les premières mesures de son plan de redressement industriel
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Le nouveau patron d'Alstom, Martin Sion, présentera un plan de redressement industriel du groupe début 2027.
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Le nouveau patron d'Alstom, Martin Sion, présentera un plan de redressement industriel du groupe début 2027.
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« Notre plan d’amélioration permettra de transformer notre carnet de commandes en bénéfices durables et en flux de trésorerie. » Dès les premiers instants de la présentation des résultats d’Alstom pour son exercice fiscal 2025/2026, organisée mercredi 13 mai, le tout nouveau directeur général, Martin Sion, l’a martelé : si le constructeur ferroviaire peut se féliciter d’un carnet de commandes record, à 104 milliards d’euros, il doit largement améliorer sa capacité à délivrer. Le dirigeant a égrené les premières mesures « pragmatiques » mises en œuvre et compte dévoiler, début 2027, un plan de redressement opérationnel lors d’une journée investisseurs.
Les difficultés d’exécution d’Alstom constituent depuis l’absorption de Bombardier – en 2021 – un boulet au pied d’un groupe pourtant en position de numéro deux mondial, derrière le chinois CRRC, lequel bénéficie d’un immense marché captif. Le début d’année 2026 aura d’ailleurs été marqué par une contre-performance. « Au quatrième trimestre de notre exercice, on a loupé des volumes de production dans la grande vitesse avec le TGV M, mais aussi en Allemagne au niveau de la plateforme de trains régionaux Coradia », selon les propres mots de Bernard Delpit, le directeur financier du groupe.
Résultat : Alstom a produit 4 284 voitures pour son exercice 2025/2026, en retrait de 2 %, soit une centaine d’unités de moins que prévu. Ce qui a, au passage, contribué à déclencher un nouveau profit warning, le 16 avril dernier. « Nous gérons environ 500 gros contrats [sur 2 800 projets, NDLR], dont 50 sont vraiment stratégiques, et quelques-uns ont dérivé cette année, a précisé Bernard Delpit. Il s’agit exclusivement de contrats pour du matériel roulant. Nous allons devoir changer de manière de travailler. » Car ces défauts persistants d’exécution lestent la rentabilité du groupe, quand bien même ses bénéfices ont doublé : elle s’est élevée à 6,1 % en 2025/2026, contre 6,4 % lors de l’exercice précédent.