Véhicules électriques : Renault augmente la cadence sur ses sites de Douai et Novo Mesto

Renault doit décider en juillet de passer en trois-huit dans son usine de Douai (Nord).
/FW1FP/Lisa Shumaker - REUTERS - REUTERS - Piroschka Van De Wouw

Renault doit décider en juillet de passer en trois-huit dans son usine de Douai (Nord).
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Renault augmente la cadence. Pour faire face à l’augmentation de la demande de voitures électriques, le constructeur automobile français doit décider en juillet de passer en trois-huit dans son usine de Douai (Nord), qui produit actuellement la R5, selon les informations des Échos ce vendredi 26 juin. Cette nouvelle organisation devrait être mise en place à partir de novembre.
Selon Les Échos, le site tourne actuellement avec deux équipes et demie depuis l’ajout d’une demi-équipe la nuit en juillet 2025, qui avait conduit à l’embauche de 400 intérimaires. Et le passage à une équipe complète la nuit devrait se traduire par une vague de recrutements similaire, faisant passer la cadence de 27,5 véhicules par heure à 55.
La cadence est pourtant actuellement déjà élevée dans l’usine Renault de Douai, d’autant plus pendant la canicule. Conducteur d’installation chez Renault à Douai, Vincent Delmotte, 32 ans, expliquait à l’AFP cette semaine travailler « dans un environnement huileux, poussiéreux (…) et c’est vraiment pas supportable par des chaleurs pareilles ».
« On suffoque, on ressent des vagues de chaud », résume son collègue Nordine El Kaouri, agent de production de 48 ans, interrogé par l’AFP. « On est cadencé, on n’a pas cinq secondes pour réellement lever la tête et souffler. On est toujours la tête dans le guidon », affirme-t-il. Renault a notamment mis en place des distributions d’eau face à la chaleur.
Le constructeur automobile doit par ailleurs acter en juillet le passage d’une à deux équipes pour faire face à l’afflux de commandes sur son site de Novo Mesto, en Slovénie, selon Les Échos. C’est dans cette usine, historique des Twingo, qu’est fabriquée sa nouvelle Twingo 100 % électrique à moins de 20 000 euros, lancée en avril.
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Pour rappel, cette version électrique du modèle historique né en 1993 sera vendue en France au prix catalogue de 19 490 euros, mais en réalité dès 16 000 euros une fois décompté le bonus de l’État de 3 500 euros, selon Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault. Pour les ménages modestes, qui touchent un bonus plus élevé, le prix descend sous 14 000 euros.
Cette Twingo électrique signe le retour de Renault sur le segment des plus petites citadines. Le segment des électriques bon marché est jugé particulièrement prometteur dans un marché automobile européen au ralenti : les ventes globales n’ont augmenté que de 1,8 % en 2025, mais les électriques ont bondi de 30 % pour représenter 17,4 % du marché.
Et la tendance s’accélère : les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont encore progressé en mai, en hausse de 3,2 % sur un an, toujours tirées par les électriques qui dépassent les 20 % de parts de marché sur les cinq premiers mois de l’année, selon les chiffres de l’ACEA publiés ce mardi.
Un plan de départs volontaires concernant 800 ingénieurs
Renault a annoncé mercredi un plan de départs volontaires en France concernant 800 ingénieurs, essentiellement dans la région Île-de-France, dans le cadre d’un plan de réorganisation de son pôle ingénierie destiné à faire face à la concurrence chinoise. Sur les 5 500 ingénieurs du groupe en France, 800 départs volontaires auront lieu d’ici « fin 2027 », a indiqué Renault mercredi soir. Dans le même temps, le constructeur entend recruter en CDI entre 150 et 200 nouveaux ingénieurs avec des compétences spécifiques.
(Avec AFP)