• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
TransportsAutomobile

Ford : l’opération survie à 30 000 dollars pour briser l'hégémonie chinoise

Photo de Vincent Truffy

VT

Publié le 05 mai 2026 à 09:00

Le pick-up Ford F, véhicule préféré des Américains, malgré son poids, sa consommation et ses émissions de CO2.

Le pick-up Ford F, véhicule préféré des Américains, malgré son poids, sa consommation et ses émissions de CO2.

Ford

Le Quotidien Numérique

23 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fibre Excellence : la direction retire son offre, Matthieu Pigasse en lice

  • 2

    Jusqu’à 8 tonnes : Maiaspace va doubler la performance de son lanceur

  • 3

    Bourse : pourquoi le promoteur immobilier Nexity sort du SBF 120

  • 4

    Audrey Fleurot : « Je regrette d’avoir mis trop de temps à m’accepter telle que je suis »

  • 5

    Concurrence : Air France-KLM affiche ses ambitions internationales

  • 6

    Dans la centrale souterraine de Montahut, l’un des plus gros chantiers de modernisation hydroélectrique en France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Pour contrer la déferlante des voitures chinoises et la domination de Tesla, Ford mise 5 milliards de dollars sur un pick-up électrique à prix cassé. En s'appuyant sur une cellule secrète d'ingénieurs en Californie, le géant américain dynamite ses méthodes de production centenaires pour lancer, en 2027, un véhicule qui se veut « rentable dès le premier jour ».

L'histoire de la nouvelle révolution industrielle de Ford ne commence pas dans les bureaux de Dearborn (Michigan), siège historique du constructeur, mais dans un hangar anonyme de Long Beach, en Californie. C'est là, à trois fuseaux horaires de la maison-mère, raconte une enquête du Wall Street Journal, que Jim Farley, le directeur général, a décidé d'isoler une petite équipe pour accomplir ce que la bureaucratie de Detroit rendait impossible : réinventer l’automobile électrique à partir d’une feuille blanche, alors même que le constructeur arrive après les pionniers des véhicules électriques (EV).

Cette cellule de recherche indépendante, comparée à une start-up interne, est dirigée par Alan Clarke, ancien ingénieur vedette de Tesla. Pour Ford, cet exil est présenté comme une question de survie stratégique : les structures conçues pour le thermique se sont révélées trop lourdes et trop coûteuses pour l’ère électrique, comme en témoignent les 5,1 milliards de dollars de pertes opérationnelles dans la division EV, résultat d’une transition engagée tardivement, sous contrainte réglementaire plus que par anticipation climatique.

A LIRE AUSSI

Automobile : le naufrage à 70 milliards de dollars du tout-électrique

Le secret est au cœur de l’opération, qui tient autant du récit de transformation que du rattrapage industriel. Pour comprendre pourquoi les modèles actuels, comme le F-150 Lightning, sont trop complexes à produire, les ingénieurs se sont introduits de nuit dans une usine près de Detroit afin de scanner chaque composant. Objectif : traquer les câbles et boulons superflus, chaque étape qui alourdit la facture. Conclusion : pour vendre un pick-up à 30 000 dollars, il faut renoncer à un siècle de traditions manufacturières, au risque de déstabiliser des chaînes de valeur locales et des métiers entiers du thermique.

L’équipe, forte de 17 personnes issues de Tesla, d’Apple et de la Formule 1, doit concevoir une « plateforme électrique universelle », base commune pour une famille de véhicules abordables et immédiatement rentables. Contrairement aux premières EV dérivées de modèles thermiques, cette architecture vise l’efficacité industrielle pure, quitte à reléguer au second plan certains arbitrages sociaux (emplois, conditions de travail) et environnementaux (poids, usage réel des véhicules). Jim Farley parle d’un « moment modèle T », référence à la voiture qui a mis l’Amérique sur roues en 1908, mais aussi puissant outil de storytelling à destination des marchés financiers.

La traque impitoyable du coût

Au cœur du laboratoire de Long Beach, raconte encore le Wall Street Journal, règne une discipline budgétaire absolue, orchestrée par le « Bounty System ». Chaque option – écran plus grand, réglage électrique supplémentaire – doit être « payée » par une économie équivalente ailleurs. Ce pilotage par le coût brise les « silos » entre confort, sécurité, design et électronique, mais impose une pression permanente sur les équipes, au risque de heurter les exigences de sécurité, de réparabilité ou de durabilité des matériaux.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

A LIRE AUSSI

Stellantis met fin à la production auto à Poissy, ultime site francilien

L’approche s’attaque jusqu’aux fondations électriques. En optant pour une architecture par zones en 48 volts, Ford supprime environ 1,2 kilomètre de câblage en cuivre par véhicule. Moins de câbles, c’est moins de poids, un assemblage plus rapide et un coût de revient en baisse. Cette « diète forcée » doit permettre au pick-up de 2027 d’atteindre environ 480 kilomètres d’autonomie avec une batterie 30 % plus petite que celle de ses concurrents directs, sous réserve de performances confirmées en usage réel, sur des véhicules souvent lourds et fortement chargés.

Arbre d’assemblage et « unicasting »

Cette révolution touche aussi l’usine. À Louisville, au Kentucky, Ford s’apprête à démanteler la chaîne mobile inventée par Henry Ford pour la remplacer par un « arbre d’assemblage » en trois branches. Les principaux sous-ensembles sont montés en parallèle sur des structures ouvertes avant de converger, ce qui améliore l’accessibilité pour les ouvriers, limite les postures pénibles et doit réduire les temps morts.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Tesla : quand les chiffres démontent le récit » (Michel Santi)

En parallèle, le « unicasting » remplace 146 pièces assemblées à l’arrière du pick-up par deux énormes éléments d’aluminium coulé. Deux tiers des points de soudure et la moitié des fixations disparaissent, ce qui limite les risques de défauts et les bruits parasites à long terme. Mais cette simplification concentre les risques industriels (défaut sur une pièce XXL, panne d’une presse géante) et complique la réparabilité locale après un choc, avec des conséquences possibles pour les filières de maintenance et de carrosserie.

LFP, concurrence chinoise et emploi

Parce que la batterie pèse jusqu’à 40 % du prix d’un véhicule électrique, Ford abandonne le nickel-cobalt-manganèse au profit du lithium-fer-phosphate (LFP), moins cher, plus stable et plus endurant, mais moins dense. Ce choix de chimie impose des compromis sur l’autonomie, la masse et les usages, tout en déplaçant l’enjeu vers l’extraction du lithium, du fer et du phosphate. C’est cette technologie qui sera produite au BlueOval Battery Park de Marshall (Michigan), un complexe de 3 milliards de dollars présenté comme le premier site américain de cellules LFP prismatiques sous contrôle direct d’un constructeur, mais dépendant de chaînes d’approvisionnement mondialisées aux impacts environnementaux lourds.

A LIRE AUSSI

OPINION. « Automobile électrique : le succès commercial ne se décrète pas »

Ce pari industriel s’inscrit dans un virage stratégique vers l’accessibilité. Ford renonce à ses grands SUV électriques à sept places, trop lourds et trop gourmands en batteries pour être rentables, et se recentre sur un pick-up de taille moyenne à 30 000 dollars, destiné à une classe moyenne fragilisée par l’inflation et la hausse des taux. Face à des constructeurs chinois comme BYD ou Geely, qui produisent déjà des EV de qualité à bas prix malgré des droits de douane de 100 %, l’« excellence opérationnelle » apparaît comme la seule protection durable, même si le modèle de véhicules lourds, puissants et individuels ne répond qu’imparfaitement aux contraintes climatiques.

Un pari sans filet

Sur le front social, Ford met en avant près de 4 000 emplois directs créés ou sécurisés entre le Kentucky et le Michigan, dont 1 700 à Marshall. Mais produire un véhicule avec 20 % de pièces en moins et 40 % de temps d’assemblage en moins signifie mécaniquement moins de bras. À Louisville, certains observateurs évoquent déjà plusieurs centaines de postes en moins par modèle. La valeur ajoutée se déplace vers le logiciel, l’automatisation et la chimie des batteries, au bénéfice des techniciens qualifiés mais au détriment des ouvriers de montage peu qualifiés, dans un pays où les dispositifs de reconversion restent très inégaux.

A LIRE AUSSI

Pourquoi Toyota reste le constructeur automobile le plus rentable du monde

À lire également

  • Stellantis annonce la deuxième perte jamais enregistrée par un groupe français
  • Renault envisage de produire ses futurs modèles électriques familiaux en Espagne

Avec 5 milliards de dollars engagés et une première commercialisation visée en 2027, Ford n’a pas le droit à l’erreur. Les risques sont nombreux : retard logiciel, problèmes de qualité sur les batteries LFP, rejet d’un pick-up plus compact que le traditionnel F-150, incertitudes sur les normes et les aides publiques. Jim Farley reconnaît lui-même qu’« c’est un pari », présenté comme la seule alternative à un déclin annoncé après des années d’hésitation entre thermique, hybride et électrique pur. En 2027, quand les premiers exemplaires sortiront de l’« arbre d’assemblage » de Louisville, on saura si Ford a vraiment réussi à adapter la méthode de Henry Ford aux contraintes climatiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

VT

Sur le même sujet

Le cours de l'action EasyJet s'était envolé au début du mois après que la société d'investissement américaine avait annoncé qu'elle envisageait un rachat.

EasyJet rejette une troisième proposition de rachat à 5 milliards de livres

La compagnie aérienne a rejeté trois « propositions indicatives non contraignantes » de rachat au cours des dix derniers jours, selon la société d'investissement américaine Castlelake. EasyJet gagnait plus de 3 % à la Bourse de Londres ce lundi matin.

Transports
Jean Castex, le patron de la SNCF, a appelé les personnes les plus vulnérables à éviter de voyager pendant les journées les plus chaudes.

Canicule : la SNCF n'exclut pas des incidents sur le réseau

Alors que 35 départements basculent en vigilance rouge ce dimanche, le PDG de la SNCF, Jean Castex, reconnaît que les fortes chaleurs mettent le réseau ferroviaire sous forte pression. L'entreprise recommande même aux voyageurs les plus vulnérables de reporter leur déplacement.

Transports
L'emblématique directeur général de Ryanair est connu pour son franc-parler et ses prises de position tranchées.

Ryanair : Michael O'Leary repart pour six ans à la tête de la compagnie irlandaise

Ryanair a prolongé jusqu'en 2032 le contrat de son emblématique directeur général. Le nouveau contrat de Michael O'Leary « prévoit un salaire annuel modeste et une prime annuelle plafonnée », affirme la compagnie aérienne, sans préciser les montants.

Transports
La Région Bretagne mobilise 420 millions d'euros par an afin d'organiser les transports interurbains via son réseau BreizhGo, dont l'offre doit doubler en 2040. En 2027, les TER rouleront au colza.

Trains : la Bretagne va accélérer le passage des TER au biocarburant

Le passage des trains thermiques bretons au B100 à base de colza est sur les rails. Le fameux Tire-bouchon, petit train estival reliant Auray à Quiberon, est la première ligne concernée. D'autres stations seront concernées, avant celle de Rennes en 2027.

Premium
Transports
Xavier Fortinon, le président du conseil départemental des Landes, a toujours défendu un financement uniquement public.

LGV Sud-Ouest : « Si le gouvernement choisit le financement privé, notre participation sera réinterrogée »

Début mai, le Premier ministre s'est laissé un mois pour trancher sur le mode de financement des lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest. Les collectivités font pression pour maintenir un système 100 % public, sans quoi certaines pourraient revoir leur mise à la baisse. À commencer par le département des Landes.

Premium
Transports
A terme, 100 000 m2 de bâtiments seront livrés sur la zone logistique et fret de l’aéroport Montpellier d’ici 2030.

Montpellier fait monter en puissance sa zone logistique et fret

Dix ans après son lancement, l’Aéropole, zone logistique et fret de l’aéroport Montpellier Méditerranée, entre dans sa dernière phase de commercialisation. Le projet, qui représente un investissement global de 150 millions d’euros et promet de générer quelque 2 000 emplois à horizon 2030, doit permettre de penser l’aéroport dans sa dimension européenne.

Premium
Transports
Dès 2027, les touristes pourront valider leur trajet avec une simple carte bancaire, un confort surtaxé destiné à aider ÎledeFrance Mobilités à financer un réseau déjà sous pression.

Transports en Île-de-France : vous pourrez payer par carte bancaire, mais ce sera plus cher

À partir de 2027 dans le métro et de 2028 dans tous les bus, les touristes pourront payer leur trajet francilien directement avec leur carte bancaire. Un confort facturé 50 à 80 centimes de plus par voyage, assumé par Valérie Pécresse comme un moyen de faire financer le réseau par les visiteurs.

Mobilités
Des rames TER en gare de Saintes (Charente-Maritime).

Ferroviaire : la Nouvelle-Aquitaine dézingue le contrat de performance de SNCF Réseau

Malgré une forte hausse de moyens, le contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau sur la période 2024-2033 est jugé « insuffisant » par le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Ce document « organise ni plus ni moins le décrochage ferroviaire d’une partie du pays », attaque la collectivité, particulièrement concernée par les petites lignes très dégradées.

Premium
Transports