Aux États-Unis, Toyota reste le deuxième constructeur du pays, derrière GM mais devant Ford et Stellantis.
REUTERS - Manami Yamada
Toyota a relevé mercredi ses prévisions pour son exercice fiscal 2025-2026, malgré l’impact des surtaxes américaines sur ses exportations. Avec plus de 10 millions de véhicules vendus en 2024 et une rentabilité toujours solide, le constructeur japonais confirme sa domination mondiale et distance encore ses rivaux européens et américains.
Contrairement à Mercedes ou Volkswagen, Toyota va bien. La firme a relevé mercredi ses prévisions pour son exercice fiscal 2025-2026 (1er avril-31 mars), grâce à une demande « forte » en dépit de l'impact des surtaxes douanières américaines.
Le constructeur nippon s'attend désormais à un bénéfice net de 2 930 milliards de yens (16,6 milliards d'euros au taux de change actuel), supérieur de 1,5 milliard à ce qu’il avait précédemment estimé. Ce profit espéré n’en sera pas moins en fort recul (de 40%) sur un an.
Les exportations automobiles japonaises vers les Etats-Unis ont été en effet taxées entre avril et septembre à 25%. Un accord a certes réduit ces droits à 15% aujourd’hui. Mais l’impact des taxes douanières américaines sur le bénéfice d'exploitation de Toyota pour l'exercice 2025-2026 est estimé à plus de 8 milliards d’euros. Toyota vise par ailleurs une marge opérationnelle annuelle de 7%, alors que Mercedes table sur 4 à 6%, Volkswagen sur 2 à 3% seulement. Sur son premier semestre fiscal (avril-septembre 2025), la firme nippone avait enregistré une marge de 8% (10,5% sur les six mois correspondants de l’an dernier) et un bénéfice net de 10 milliards (-7%).
Numéro un mondial
Malgré la chute de l’an dernier, Toyota devrait rester le constructeur automobile aux plus gros bénéfices du monde. Depuis dix ans, il affiche les premiers profits du secteur.
Il est vrai que le groupe demeure le premier constructeur mondial (10,16 millions de véhicules l’an dernier), largement devant Volkswagen (un peu plus de 9 millions). L’Américain GM avait lui détenu la palme de numéro un mondial pendant 70 ans, et ce jusqu’en 2007. Toyota était alors passé premier de 2008 à 2010, puis de 2012 à 2015. Volkswagen l’a dominé de 2016 à 2019. Mais, depuis 2020, Toyota règne sans conteste.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Son succès incontestable, Toyota le doit à une gamme de véhicules qui reste la plus large du monde, de la mini-voiture aux énormes 4x4 et limousines, ainsi qu’à son internationalisation précoce. Le constructeur dispose aujourd’hui de très fortes positions, notamment aux Etats-Unis où il a installé onze usines. La plus récente est une usine de batteries pour véhicules électriques et hybrides en Caroline du nord. Toyota est d’ailleurs le deuxième constructeur outre-Atlantique, derrière GM mais devant Ford et Stellantis.