Automobile : Stellantis échappe à une amende CO2 de 815 millions d’euros
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Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, le 3 décembre, à Washington.
REUTERS - Brian Snyder
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Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, le 3 décembre, à Washington.
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Près de 815 millions d’euros. Tel est le montant des pénalités que Stellantis aurait dû acquitter en 2025 auprès de Bruxelles. En cause : le dépassement des émissions moyennes de CO₂ de ses véhicules neufs par rapport aux objectifs européens. C’est ce que dévoile une étude du compilateur de données Dataforce, révélée par le site spécialisé Ital Passion. Et encore ces pénalités ne concernent-elles que le seul marché italien.
Fiat y apparaît comme la marque la plus pénalisée. En 2025, la sanction pour la marque de Turin aurait dépassé les 250 millions d’euros. Les ventes de Peugeot auraient pour leur part généré 133 millions d’euros de pénalités, Jeep et Citroën dépassant les 100 millions d’euros chacun.
Heureusement, ces pénalités auraient été un peu réduites grâce au… Chinois Leapmotor International, détenu à 51 % par le groupe franco-italo-américain. Vendant des modèles 100% électriques, cette firme dégage effectivement un crédit CO₂ de 70 millions d’euros d’après l’étude. Sans Leapmotor, Stellantis encourrait 715 millions d’euros de pénalités en Italie l’an passé pour les voitures particulières. Et encore faut-il ajouter les 168 millions d’euros de pénalités supplémentaires encourues par les véhicules utilitaires.
Heureusement, ces pénalités sont aujourd’hui théoriques. En mars dernier, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait annoncé un mécanisme de flexibilité pour éviter aux constructeurs de payer des amendes en 2025. C’était une demande pressante des firmes automobiles.
Bruxelles a donc décidé d’étaler sur trois ans (2025-2027) le calcul des émissions moyennes de CO₂ des véhicules neufs vendus par les constructeurs dans l’Union. Au lieu de calculer année par année à partir de 2025 comme cela était prévu initialement. Une bonne nouvelle pour les groupes automobiles en retard sur leurs moyennes d’émissions de gaz à effet de serre. Mais celle-ci n’a fait que repousser le problème. Car ces constructeurs devront mettre les bouchées doubles en 2026 et 2027. Rude gageure.
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