Les 83 élus du Conseil régional de Bretagne ont voté sans heurt le budget primitif 2026 bâti sur un accroissement des investissements financé par un recours à l'emprunt.
La première session plénière de 2026 du Conseil régional de Bretagne a été consacrée au vote du budget primitif. Tout en assumant des coupes dans les effectifs pour faire face à la baisse des ressources de l'Etat, l’exécutif va investir 600 millions d'euros financés par de l'emprunt.
Faire différemment avec moins de moyens. Dans un contexte financier, au départ anticipé autour d’une baisse de 40 millions d’euros pour combler les coupes imposées par l’État, le budget primitif de la Région Bretagne table finalement sur un recul des ressources de 27 millions d’euros.
Lors de la session budgétaire qui s’est tenue de mercredi 10 à vendredi 13 février à Rennes, l’exécutif a assumé avoir fait le choix de la rigueur et de l’augmentation de ses investissements prioritaires. Les élus régionaux ont donc voté un budget primitif de 2 milliards d’euros marqué par une forte réduction des coûts de fonctionnement et un niveau élevé d’investissements (42%) financés par l’emprunt. Au premier lieu desquels se trouve la « préservation des services publics » et de la transition, notamment le transport ferroviaire.
95 millions d'euros de plus pour les mobilités
« Nous faisons ce choix de continuer à investir pour que le territoire reste attractif et maintenir une Bretagne dynamique », a insisté Loig Chesnais Girard, le président de la Région au nom de l’avenir du territoire.
Premier investisseur sur son territoire, la Région continuera ainsi d’injecter plus de 600 millions d'euros dans le financement des mobilités -du TER en particulier-, de la fibre pour tous, des lycées publics et des ports dont elle est propriétaire. Un achat de neuf nouvelles rames de TER à 16 millions d'euros chacune est ainsi confirmé tandis que la modernisation des ports comme la poursuite des travaux sur la RN164, un axe routier central, sont maintenues.
Sur un budget primitif à 2 milliards d’euros, en progression de 3,7 % par rapport à 2025, les mobilités voient leur enveloppe passer de 476 à 571 millions d'euros. 29 % des dépenses seront consacrées aux trains, cars et bateaux, dont la fréquentation est en hausse constante (60 millions de voyages par an).
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L’enveloppe dédiée au développement économique, agricole et maritime (investissements portuaires, soutien aux filières pêche et aquaculture, aux énergies marines) grimpe pour sa part de 204 à 217 millions d’euros tandis que le financement de la transition écologique et climatique gagne 2 millions d’euros à 47 millions d'euros. Avec, par exemple, l’objectif de décarboner 60% des émissions des cars en 2030.