LGV Bordeaux-Toulouse : l'Etat débloque 410 millions d'euros pour rendre « irréversible » le projet
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Une passerelle au-desus de la LGV Bordeaux-Toulouse.
Rémi Benoit
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Une passerelle au-desus de la LGV Bordeaux-Toulouse.
Rémi Benoit
La ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse est-elle enfin sur la bonne voie ? « Ce projet est désormais irréversible », a annoncé le Premier ministre ce jeudi 7 mai depuis la préfecture de région à Toulouse.
En déplacement dans la Ville rose, Sébastien Lecornu a signé un protocole d'accord. L'Etat débloque une première enveloppe de 410 millions d'euros, une somme portée à 820 millions d'euros avec l'engagement des collectivités. Cette première enveloppe doit permettre de lancer les procédures d'appel d'offres alors que le plan de financement acté en 2022 table sur un budget global de 14 milliards d'euros (40 % par l'État, 40 % par les collectivités locales et à 20 % par l'Union européenne). L'Etat s'engage également à lancer d'ici à la fin de l'année cette étape, de manière à éviter que le protocole soit remis en question par la prochaine élection présidentielle.
Lors de sa venue, Sébastien Lecornu a insisté sur le « défi démographique aussi génial que redoutable » traversé par la Ville rose, en passe de devenir la troisième ville de France devant Lyon.
Pour autant, il reste encore des éclaircissements à apporter sur le portage choisi pour le projet. Le Conseil d'orientation des infrastructures alerte dans un rapport rendu mercredi au ministère des Transports sur le risque d'un important dérapage de l'ordre de 20% sur la facture du projet et ouvre la voie à des montages alternatifs comme le partenariat public-privé.
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« Nous nous sommes donné encore un mois pour échanger ensemble sur ces différents sujets afin de trancher. Nous entendons clairement la volonté des collectivités d'utiliser une certaine procédure, il faut aussi regarder les contraintes budgétaires de l'Etat et de la SNCF. Mais je tiens à réaffirmer que le Conseil d'orientation des infrastructures est là pour orienter sur certaines décisions mais certainement pas pour décider à la place du gouvernement ou du Parlement », a souligné lors du déplacement le ministre des Transports Philippe Tabarot.
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