Selon le dernier rapport de l’ADAC, le puissant automobile club allemand, les véhicules électriques tombent en panne deux fois et demie moins souvent que les thermiques, soit 4,2 pannes pour 1 000 pour les premiers contre 10,2 pannes pour 1 000 pour les seconds. Une fiabilité due à une architecture plus simple, avec moins de pièces d’usure par rapport aux moteurs thermiques complexes. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, la batterie apparaît de loin comme la cause la plus fréquente au recours à l’assistance. C’est là qu’intervient K-Motors.
Née en 2019, l’entreprise basée à Peynier, près d’Aix-en-Provence, est spécialisée dans les commutateurs électroniques haute puissance pour la mobilité électrique. « L’idée, se souvient Nelson Lukes, son dirigeant et ancien pilote de course grand tourisme, était d’électrifier les véhicules de course et de leur donner plus de puissance et de performance en jouant, notamment, sur l’hybridation des sources d’énergie. » Un « switch » est donc développé, intégrant toutes les fonctions en un seul module, là où les solutions traditionnelles multiplient les composants, et donc potentiellement les points de défaillance. Très rapide dans l’exécution, plus léger et capable de gérer des puissances équivalentes à celle d’un data center, il présente un ensemble de valeurs ajoutées qui apparaissent alors plus pertinentes pour le marché de protection de la batterie que celui de la performance des véhicules. Une niche, certes, mais très bien positionnée sur la chaîne de valeur de la mobilité électrique.