Herman Cain tente de tourner la page

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Accusé de harcèlement sexuel, le candidat à l'investiture républicaine veut reparler politique ce mercredi à l'occasion d'un débat avec les autres prétendants à l'investiture

 

 

C'est dans une drôle d'atmosphère que se tiendra ce mercredi soir un nouveau débat entre les huit prétendants à l'investiture républicaine. Car les accusations de harcèlement sexuel à l'encontre d'Herman Cain sont sur toutes les lèvres à la "Oakland University". "Cette affaire n'aura aucune incidence sur le débat de ce soir", assure Bobby Schostak, le patron du Parti républicain dans le Michigan. Peut-être. Mais pas dans la couverture de l'évènement par les médias américains.

Organisé par CNBC, ce débat doit porter sur les questions économiques, sujet qui préoccupe particulièrement les Américains. C'est l'occasion idéale pour Herman Cain d'essayer de détourner l'attention des journalistes et de l'opinion publique sur cette affaire qui empoisonne sa campagne depuis une dizaine de jours. "J'espère que l'on va pouvoir reparler des solutions à apporter pour résoudre les problèmes des Etats-Unis", a-t-il lancé mardi soir au cours d'une conférence de presse.

Mais l'ancien patron de Godfather's Pizza aura cependant bien du mal à se dépêtrer de tous ces remous. D'abord parce que ses explications mardi soir ont été particulièrement confuses, imprécises et donc peu convaincantes. Herman Cain serait victime d'un complot orchestré par ceux qui, à Washington, s'inquiètent de sa percée et ne souhaitent pas le voir remporter l'investiture républicaine. Et encore moins l'élection présidentielle de novembre 2012. Après les équipes de Rick Perry, l'un de ses adversaires, il s'en prend désormais aux démocrates, aidés par les médias.

S'il continue à clamer qu'il n'a rien à se reprocher, Herman Cain fait désormais face à quatre accusatrices. L'un d'entre elles - qu'il assure n'avoir jamais rencontrée - s'est présentée lundi devant les médias. Deux autres devraient également tenir une conférence de presse commune. C'est donc désormais la parole de l'homme d'affaires contre celle de quatre femmes différentes, soulignent les observateurs, qui s'étonnent par ailleurs de l'absence de l'épouse d'Herman Cain à ses côtés.

Selon un sondage réalisé par Gallup et USA Today, Herman Cain est toujours en tête auprès des électeurs républicains, à égalité avec Mitt Romney, avec 21% des intentions de votes pour les élections primaires, qui débutent le 3 janvier dans l'Iowa. Le mois dernier, Romney disposait d'un avantage de 2 points (20% contre 18%). Newt Gingrich recueille 12% et Rick Perry 11%.

Mais cette belle dynamique pourrait vite se gripper, au fil des révélations sur le passé d'Herman Cain. Selon le baromètre Ipsos-Reuters, publié samedi dernier, sa cote de popularité chez les républicains ne s'élève plus qu'à 57%, neuf points de moins que la semaine précédente. Toutes tendances confondues, elle passe de 37 à 32%.

Les autres candidats républicains souhaitent également tourner la page au plus vite. Car depuis les premières révélations, ils ont disparu des médias. Leurs campagnes n'intéressent plus grand monde. Et leurs attaques contre Barack Obama ne trouvent plus d'échos. Le président américain, lui, se contente d'observer toute cette agitation.

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