L'avenir de l'Europe est au sud !

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Devant la poussée de la Chine et des pays émergents, l'Europe et les pays du Sud méditerranéen sont sous la menace d'une irréversible marginalisation économique. Un scénario de la convergence économique de l'Euroméditerranée permettrait de conjurer ce risque. François Hollande et Martin Schulz, le président du Parlement européen, y sont favorables. Cela suffira-t-il ?

Force est de constater qu'en dépit de la proximité géographique et de l'histoire millénaire commune du Mare Nostrum, le niveau d'intégration économique dans l'Euroméditerranée (Euromed), autrement dit entre les pays du pourtour méditerranéen, est aujourd'hui l'un des plus bas au monde. Pire et en apparence paradoxal , l'intégration économique des pays de la rive sud méditerranéenne entre eux est quasiment inexistante : leurs échanges communs ne représentent que 3 % du total de leur commerce international.

En 2012, l'Union européenne a certes exporté vers les pays du Sud et de l'Est méditerranéen pour 167,98 milliards d'euros, et importé de cette zone pour 121,13 milliards. Mais si ces flux, équivalant à 10 % du commerce extérieur mondial de l'UE, sont importants pour l'Europe, ils restent bien inférieurs à ceux d'autres grandes régions : le poids de ce commerce intra régional est de 22 % dans la zone Mercosur (Amérique du Sud), et de 25 % pour l'Asean (Asie du Sud-Est).

Pourtant, mieux intégrés, les pays de l'Euromed gagneraient, selon les études, de un à trois points de croissance de PIB, soit en moyenne deux points pour les pays riverains du sud comme du nord de la Méditerranée. Une estimation qui fait consensus parmi les économistes, même si Frédéric Blanc, directeur général du Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques le Femise, basé à Marseille et fédérant 85 instituts de 25 pays admet qu'il s'agit d'une appréciation au doigt mouillé. Tout dépendrait en fait de l'étendue et du niveau d'intégration. D'ailleurs, prévue pour 2010, la création d'une zone de libre-échange en Méditerranée n'a toujours pas abouti.

Des écarts de richesse et de niveau de vie considérables

De nombreux projets concrets déjà engagés

Sur le plan géopolitique, l'Union pour la Méditerranée (UPM), créée en juillet 2008 à l'initiative de Nicolas Sarkozy, s'est vite révélée un machin inopérant, mais la gouvernance du partenariat Nord-Sud a progressé. Et l'UPM est tout de même devenue un cadre propice à l'éclosion ou à la consolidation d'une multitude de projets structurants intéressant les deux rives de l'Euromed. Qu'on en juge. Le Plan solaire méditerranéen (PSM, qui inclut l'ensemble des énergies renouvelables) est le plus ambitieux de ces projets. Il vise à parvenir, à l'horizon 2020, à une capacité installée de 20 GW d'électricité d'origine renouvelable dans les pays du Sud, et à contribuer à l'approvisionnement énergétique de l'Europe, qui participe d'ailleurs à son financement.

À ce jour, la réalisation la plus spectaculaire, qui s'inscrit dans le cadre du PSM, est le chantier déjà commencé de la centrale solaire de Ouarzazate, au Maroc. Elle sera l'une des plus importantes au monde, et la première en Afrique, avec une capacité de production de 500 MW, soit l'équivalent de l'alimentation d'une ville de 250 000 habitants. Son coût est évalué à environ 1 milliard d'euros, soit 2 % de l'estimation totale du PSM, à 50 milliards...

Autre grand projet de l'UPM en cours de réalisation : l'interconnexion électrique du pourtour méditerranéen, dont le coût devrait se situer dans une fourchette de 6 à 10 milliards d'euros. Des chantiers auxquels il faut ajouter tous ces projets en millions d'euros : une centaine sont actuellement examinés par le secrétariat général de l'UPM (installé à Barcelone), qui en a déjà labellisé 14 (lire page 6).

L'UE maintient ses investissements

Face aux bouleversements des insurrections arabes déclenchées en janvier 2011 par la révolution du jasmin tunisienne, l'UE a débloqué prêts et dons d'urgence. Aujourd'hui, malgré ses propres difficultés, elle maintient au même niveau ou presque son action financière en faveur des pays du Sud et de l'Est méditerranéen, les Psem. Le budget européen, approuvé par le Parlement le 3 juillet dernier, prévoit ainsi, pour la période 2014-2020, une ligne de financement de 8,4 milliards d'euros pour les Psem, soit un léger recul de 3 % par rapport au budget originel de 2007-2013. Pas si mal, si l'on considère que le budget européen global est lui-même en baisse. Ainsi, Henry Marty-Gauquié, directeur représentant la Banque européenne d'investissement (BEI) à Paris, estime que les pays méditerranéens peuvent être assurés d'un soutien continu de la part de l'Union, d'autant plus qu'en addition aux prêts de la BEI viendront les subventions du budget pour la transition démocratique des pays arabes.

Plus facile de faire du business en Turquie... qu'en Italie ou en Algérie
Indice de la facilité de faire des affaire en 2012

L'immense défi de la création d'emplois

Si l'Europe institutionnelle maintient ses engagements, les flux d'investissements directs étrangers (IDE) d'origine européenne affichent un relatif recul. En 2012, selon les statistiques collectées par le réseau Anima Investment Network, basé à Marseille, les IDE en provenance d'Europe s'élèvent à quelque 10 milliards d'euros, très loin des 17,21 milliards de 2010 et même des 12,77 milliards de 2011.

Ce contexte en demi-teinte ne décourage pas les think tank d'imaginer un avenir meilleur pour la région. Le Femise, l'Ocemo (Organisme de coopération économique pour la Méditerranée et l'Orient) et le CMI (Centre de Marseille pour l'intégration en Méditerranée) tous établis à Marseille , ainsi que l'Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen, à Paris) s'y emploient. Très actif, ce dernier institut, créé en 2007, a par exemple organisé ou participé à pas moins de 21 manifestations durant le seul premier semestre 2013. Selon l'une de ses études*, le décentrement de l'économie mondiale vers l'Asie fait courir à l'Europe, et à l'Euromed, le risque d'une marginalisation irréversible. Contrer ce scénario catastrophe impose de développer l'intégration économique régionale, estiment les auteurs de cet ouvrage collectif dirigé par Cécile Jolly, analyste au Centre d'analyse stratégique (CAS). Parmi les nombreuses synergies et complémentarités qui permettraient d'y parvenir, les auteurs insistent sur la colocalisation industrielle , autrement dit la mise en place du partage de la chaîne de valeur entre les deux rives de la Méditerranée stratégie qui a d'ailleurs si bien réussi à l'Allemagne avec les pays d'Europe centrale, et avant elle au Japon avec les tigres asiatiques.

Ce scénario de convergence [qui] représente pour la région 14 % de richesse supplémentaire accumulée , selon le rapport Ipemed, est le seul qui permettrait de faire face à l'immense défi de la création de 40 millions d'emplois sans le Sud, nécessaires pour seulement maintenir le chômage à son niveau actuel (son taux régional moyen est approximativement de 11,4 %), tandis que la cloche démographique atteindra son point haut dans les années 2025-2030. À la même époque, l'Europe vieillie sera en déficit de quelque 20 à 30 millions d'actifs...

Martin Schulz, le président (allemand) du Parlement européen et de l'assemblée parlementaire de l'UPM, a récemment affirmé à plusieurs reprises son engagement fort pour le partenariat Euromed. Début avril, il a réuni pour la première fois à Marseille l'ensemble des présidents des Parlements nationaux des 43 pays de l'UPM, lesquels, dans la déclaration finale, ont affirmé être « résolument en faveur d'un renforcement accru du rôle de l'UPM en tant que système participatifaxé sur des projets ».

Une région très profitable au commerce européen...

... Mais l'europe n'investit pas assez

La France regarde au sud, l'Allemagne à l'est

Côté français, le président de la République évite à l'évidence d'évoquer l'UPM, appellation à consonance sarkozyste. Mais il parle bien de la même chose lorsqu'il évoque « la Méditerranée des projets ». Sa volonté de la relancer est manifeste, comme en témoignent plusieurs indices. Ainsi, lors de son voyage d'État au Maroc, en avril, il a affirmé son intérêt pour la colocalisation dans chacun de ses trois discours. Dès décembre 2012, il a chargé le député PS et président de la région Paca, Michel Vauzelle, d'une mission d'exploration auprès des Psem afin de relancer le partenariat Euromed. Celui-ci devait rendre son rapport le 15 juillet. Dans les mois qui suivront, on pourrait assister à quelques initiatives françaises d'envergure.

Celles-ci pourraient s'avérer d'autant plus efficaces si, après les élections européennes du printemps 2014, Martin Schulz, candidat à la succession de José Manuel Barroso, était élu à la présidence de la Commission européenne - il serait d'ailleurs le premier élu à ce poste, en application des dispositions du traité de Lisbonne.

Un tandem pro-Euromed Hollande-Schulz, voilà en tout cas qui serait un joli pied de nez de l'histoire à Angela Merkel. Depuis 2007, la chancelière n'a pas cessé de manifester son hostilité à un partenariat d'avenir avec l'ensemble des pays méditerranéens. Désormais cependant émerge une vision nouvelle : pour l'Europe, la question méditerranéenne ne relève plus de la seule politique étrangère. Pour l'Europe, devant la montée en puissance de l'Asie et des pays émergents, le Mare Nostrum est aussi (re)devenu une question de politique intérieure, et un enjeu majeur d'avenir.

FOCUS
L'Europe, premier financeur des grands projets d'infrastructure en Méditerranée

Depuis 2002, la Banque européenne d'investissement (BEI) s'est engagée, via son instrument, la Femip (Facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat), à soutenir le développement économique et social des pays méditerranéens partenaires. Elle met ainsi en oeuvre les décisions de l'Union européenne en termes de politique de voisinage (PEV). À la date de février 2013, le cumul des financements bonifiés délivrés par la Femip depuis sa création en 2002 s'élevait à 14,2 milliards d'euros. Elle s'est ainsi affirmée au fil des ans comme le premier financeur des grands projets d'infrastructure en Méditerranée.

L'année 2012 s'est singularisée par un décaissement record de 1,5 milliard d'euros et par 1,7 milliard de financements signés pour de nouveaux projets. Pour n'en citer que quelques exemples, au cours de 2012 la BEI-Femip a ainsi prêté 245 millions d'euros à l'Égypte (métro du Caire, logements sociaux et équipements urbains) ; 170 millions à la Tunisie (financement de PME, réhabilitation urbaine, etc.) ; et plus de 1 milliard d'euros au Maroc pour divers projets : autoroute El Jadida-Saafi, routes rurales, réseau électrique, centrale solaire de Ouarzazate, plan Maroc vert, Renault Tanger, fonds d'investissement "Croissance PME innovantes" , etc.

Philippe de Fontaine-Vive, vice-président de la BEI et patron de la Femip, précise à La Tribune qu'un engagement de niveau quasi identique est reconduit en 2013. Il ajoute que, en réponse aux besoins exprimés par les populations pour plus d'équité et de démocratie économique, la Femip a recentré ses activités autour de trois axes : D'une part, nous contribuons à développer la culture entrepreneuriale, tant en appui au financement des PME que par une action ciblée de microfinance 27 millions d'euros pour 800 000 bénéficiaires. D'autre part, nous investissons dans le capital humain, avec 191 écoles et 47 hôpitaux financés. Enfin, nous oeuvrons pour la modernisation bancaire, le rattrapage du retard en infrastructures par le recours aux partenariats public-privé, et le développement de l'innovation dans les entreprises.

____

*La Méditerranée en 2030 : les voies d'un avenir meilleur, Ipemed, nov. 2011.

En savoir plus : retrouvez le blog Euromed d'Alfred Mignot.

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Commentaires
a écrit le 24/07/2013 à 11:20 :
L'esprit Kohl-Mitterrand...Refait surface... Avec bcp de tps perdu...

a écrit le 23/07/2013 à 21:51 :
Il y a un pays dont le potentiel economique est immense et reel, est l algerie , je reviens d un voyage d affaire , je peux vous dire que les opportunites sont magnifiques ...les algeriens sont de gros consommateurs, le frenesie automobile s est empare de l algerie et tous les secteurs sont touches par cette frenesie ...et ils ont de argent ..l avenir n est plus au nord mais bien au sud de la mediterranee ...je suis tres optimiste pour l algerie .
a écrit le 23/07/2013 à 12:26 :
gloups...voila t-il pas que le pistolero Guaino, a la tete des 7 mercenaires, veut une refondation de l'Europe, ca doit drolement "branler dans le manche".
Réponse de le 23/07/2013 à 14:50 :
L'Europe doit se construire politiquement dans les meilleurs délais;à défaut de quoi,elle n'
aura jamais vraiment les moyens de construire une politique commune qui fasse autorité
face à la Chine et aux USA...Y compris militairement,hors de l'OTAN,pour pouvoir assumer
seule la politique de défense en Méditerranée,en Afrique et en Atlantique-a minima.Quand
ça sera fait-avec ou sans le Royaume-Uni-probablement que la Russie aura alors envie de
se rallier à l'Europe communautaire,plutôt que risquer d'être "annexée" à la Chine devenue
1ère puissance économique mondiale dans 30 ans...mais confrontée à un problème cru
cial:l'auto-suffisance alimentaire,50% du territoire chinois étant alors urbanisé,parsemé de
centrales nucléaires,avec tous les inconvénients que cela présentera dans un pays soumis
de + en + aux changements climatiques planètaires.La France + l'Allemagne n'ont pas de
temps à perdre pour mettre l'Europe communautaire politiquement sur orbite,avant que la
Russie ne cherche à "reprendre" sous sa coupe ses anciens territoires de l'ex empire so
viétique...Henri Guaino ose dire tout haut ce que beaucoup n'ose penser tout bas...Voilà
un vrai "gaulliste"...!!Reste à savoir comment...Là est la question...Et qui le suivra dans l'a
venture...
a écrit le 23/07/2013 à 11:48 :
Si sur le plan géopolitique l'idée est a priori séduisante, une réorientation de l'Europe vers le Sud profitera surtout au développement économique... des pays du sud de la Méditerranée. Est ce un bon choix de financer cette politique plutot qu'un développement de notre propre territoire ? Cela va accentuer le clivage européen Nord/Sud et fragiliser l'unité politique de l'Europe, déjà malmenée : dans ce domaine la France joue avec le feu, sans avoir la certitude d'en retirer un bénéfice réel...
Réponse de le 23/07/2013 à 11:58 :
Il y a belle lurette que l'unité politique est mise à mal par la politique allemande d'expansionnisme vers l'est et britannique d'atlantisme. Il est urgent de rééquilibrer les forces actuelles. Par ailleurs, le commerce profitera aussi bien à l'Europe qu'à ces pays grâce aux complémentarités de développement. Reste à trouver le bon angle !
Réponse de le 23/07/2013 à 12:44 :
Ivan le nostalgique de l'empire colonial...
Réponse de le 23/07/2013 à 13:29 :
Je préfère être une nostalgique de l'empire colonial que du reich allemand.
Réponse de le 23/07/2013 à 13:57 :
Développer le commerce avec les pays du sud de la Méditerranée est une chose, financer leur développement à travers des "colocalisations" qui ne seront que des délocalisations déguisées et qui ne feront qu'affaiblir davantage nos économies et déséquilibrer nos balances commerciales en est une autre. Aujourd'hui l'Union Européenne est un géant économique mais un nain politique : tant que ce déséquilibre intrinsèque n'aura pas été résolu, l'UE restera paralysée par les intérêts divergents des 28 états membres et le manque de gouvernance. Avant de songer à s'ouvrir vers le Sud (ou ailleurs), la priorité de l'Europe devrait donc être de se structurer politiquement, et pour cela il faut absolument éviter de briser le tandem France-Allemagne, car c'est le seul moteur capable de faire évoluer le gros "machin" technocratique qu'est devenue l'UE. Si on ne fait pas les choses dans le bon ordre, l'Europe finira par exploser sous ses tensions internes, telle la grenouille qui avait voulu devenir aussi grosse que le boeuf !
Réponse de le 23/07/2013 à 14:43 :
On peut garder le tandem France-Allemagne tout en se développant vers le sud. Cela n'a rien de contradictoire. Les entreprises allemandes ont fortement délocalisé en Europe de l'Est et cela n'a pas affaibli leur économie. Pour ce qui est de la gouvernance à 28, fallait y penser avant ! Enfin, il vaut mieux colocaliser dans ces pays que délocaliser en Chine.
Réponse de le 23/07/2013 à 14:43 :
On peut garder le tandem France-Allemagne tout en se développant vers le sud. Cela n'a rien de contradictoire. Les entreprises allemandes ont fortement délocalisé en Europe de l'Est et cela n'a pas affaibli leur économie. Pour ce qui est de la gouvernance à 28, fallait y penser avant ! Enfin, il vaut mieux colocaliser dans ces pays que délocaliser en Chine.
Réponse de le 23/07/2013 à 16:16 :
"Les entreprises allemandes ont fortement délocalisé en Europe de l'Est..."
Vous avez tout compris : c'est bien en Europe qu'il faut "colocaliser" éventuellement, pas au Maghreb ou en Chine... Montebourg disait "Consommez Français", il aurait du ajouter aussi "Produisez Européen". Ouvrons grandes les frontières à une production de masse au sud de la Méditerranée, qui plus est encouragée par les deniers de la BEI (nos deniers !), et vous verrez rapidement les conséquences sur la France, l'Italie et l'Espagne !
Juste un exemple : rien n'empêche déjà des constructeurs automobiles européens de réimporter des véhicules fabriqués à Tanger (vous avez dit Renault-Dacia ?). Hors chacun sait que les équipementiers vont s'installer là où sont les constructeurs, bientôt suivis par les sociétés de services (informatique, logistique...), les commerces divers, les entreprises du bâtiment pour loger les employés et construire les routes, etc...
Qui sera gagnant à la fin ? Le Maroc c'est certain, qui résorbera un peu de son chômage et développera ses infrastructures.
Renault ? probablement, qui améliorera ses marges opérationnelles en réduisant ses coûts, et qui à terme fermera d'autres usines, ailleurs, moins rentables.
La France ? sûrement pas, car elle ne perçoit ni impôts ni charges sociales sur cette activité, et elle verra une à une fermer les usines Renault qui lui restent.
L'Europe ? non plus, qui voit des milliers d'emplois s'envoler hors de ses frontières, et autant de PIB équivalent perdu.
Croyez vous qu'en contrepartie les marocains consommeront de leur côté davantage de produits français ou européens ? rien n'est moins sûr : il sera toujours beaucoup plus économique pour eux d'acheter des produits "made in china"... y compris des métros ou des TGVs, car les chinois savent aujourd'hui en faire.
A l'heure de la mondialisation, ne soyons pas naifs : avant d'ouvrir davantage l'Europe à des pays peu développés à bas coût de main d'oeuvre, il faut impérativement la renforcer, sinon les conséquences pour les peuples seront terribles : la Grèce n'est qu'un commencement...
Réponse de le 23/07/2013 à 16:58 :
Le renforcement de l'Europe passe par une amélioration de la gouvernance de type union bancaire, création d'eurobond, augmentation du budget de l'U ! Les pays du Maghreb ont tout autant le droit de se développer que les pays de l'Est. Par ailleurs, ils achètent des produits européens, regardez les chiffres. Comme l'Allemagne en Europe de l'Est, l'Espagne, l'Italie et la Grèce pourront tirer profit de ces nouveaux courants d'échanges avec le Maghreb. Votre argumentation est fallacieuse.
Réponse de le 23/07/2013 à 19:12 :
Encore faudrait-il que les produits "français" vendus au Maghreb soient réellement fabriqués en France et que la majorité des actionnaires qui possèdent ces entreprises soient français. Ce qui est loin d'être le cas.
a écrit le 23/07/2013 à 11:25 :
N'est-ce pas plutôt l'avenir du sud qui est en europe?!
Quel est le gain réel? ce sont des emplois qui partent, de la valeur ajoutée en moins, des salaires et des retraites à dépenser en moins.

Tous ces grands penseurs ont-ils regardé les informations ces derniers temps?
a écrit le 23/07/2013 à 11:24 :
Dans l'UE à 28, le salaire de base est déjà d'un facteur 1 (Bulgarie) à 10 (Allemagne, France), tendance à se réduire par le bas. Si on intègre les pays du Sud non encore UE, on peut supposer que le nivellement par le bas sera encore plus drastique. Egalement, les pays du sud vont être soumis sèchement aux aléas climatiques à venir. Lorsque ces pays seront admis dans l'espace Schengen ou son équivalent, que pensent nos économistes et politiques des flux de population "pauvres" et "déplacés" devenues légales du sud vers le nord? Que l'on soit déjà capable de traiter les nombreux problèmes de l'UE actuelle, aucunement réglés, avant d'envisager un élargissement aussi à risque.
a écrit le 23/07/2013 à 11:15 :
On peut très bien développer le commerce avec les pays du sud de la méditerranée sans pour autant créer un machin supplémentaire. En outre, les états du sud sont incapables de s'entendre pour créer un grand marché tant ils sont jaloux de leur indépendance.

L'Allemagne a raison de regarder à l'Est, les peuples y sont plus proche de leur culture.
a écrit le 23/07/2013 à 11:00 :
article très interressant et des vérités qui dérangent , mais si on veut éviter un sud qui se replie sur des choses dangereuses et a terme qu'une guerre nord-sud se tramait ce serait un drame pour les deux parties , il faut donc devlopper le commerce , le commerce peut éviter des guerres stériles et inutiles , on a eu des démagogues qui promettaient d'éradiquer le chômage en 1933 on a vu , il faut donc un re-equilibrage commercial entre nord et sud , hors les pays du sud sortent de dictatures et choisissent des chemins encore plus tortueux , leurs économies en souffre déjà et leurs populations aspirent a la liberté juste et légitime , il faudra du temps pour un re-equilibrage politique plus apaisé , mais si cela dérape a cause de démagogues du nord ou du sud et que l'économie demeure a un égoïsme alors nous irons a la catastrophe , je veux encore espérer que cela ne sera pas l'avenir ..
a écrit le 23/07/2013 à 10:08 :
toute dictature genere ses resistants et ses collabos, il suffit de consulter ces commentaires.
a écrit le 23/07/2013 à 9:26 :
Vite! Fuyons! Au Nord, à l'Est ou à L'Ouest, mais fuyons!
a écrit le 23/07/2013 à 9:00 :
Gros contrat attendu 2014 conférence sur l'investissement en infrastructures. Les trois chefs d'Etat ont entre autres échangé sur la construction d'un chemin de fer reliant ces pays Algerie-France-tchad.
a écrit le 23/07/2013 à 8:07 :
Bravo pour cet article éclairant ! L'avenir de l'Europe passe effectivement par le sud, n'en déplaise aux refoulés de ce forum. Quant a Martin schulz, je doute de la sincérité de ses intentions. L'Allemagne serait la grande perdante de ce développement de l'UE vers le sud.
Réponse de le 23/07/2013 à 12:41 :
L'avenir serait aussi de ne pas avoir a constatement supporter vos puérils commentaires antigermanique...
Réponse de le 23/07/2013 à 16:13 :
Evidemment, il suffit de dire que l'Allemagne serait perdante pour être traité d'antigermanique! Comme d'ailleurs de dire que les produits allemands sont surpayés... Je suis seulement pour l'ouverture au sud, après l'ouverture à l'est... C'est du bon sens.
a écrit le 23/07/2013 à 5:38 :
L'avenir de l'Europe est effectivement au Sud. Voyez la Grèce, l'Espagne et le Portugal. Des exemples que nous allons vite suivre.
Réponse de le 23/07/2013 à 11:12 :
C'est clair...
a écrit le 23/07/2013 à 4:50 :
Toujours ces idées farfelues d'intégrer des populations aux mentalités d'assistés et d'écoeurer les forts potentiels créateurs de valeur ajoutée.
a écrit le 23/07/2013 à 2:59 :
J'ai l'impression que la formation de toutes ces grandes zones de libre-échange, sûrement très profitables pour les multinationales (qui ne payent quasi aucun impôt), ne profite pas beaucoup aux peuples moi, et aux peuples européens en particulier :/
Réponse de le 23/07/2013 à 3:13 :
Absolument faux. Comparez à la période précédente.
Réponse de le 23/07/2013 à 4:11 :
Vous faîtes partie des trolls financés par l'U.E pour vanter ses mérites sur les forums peut-être?

http://www.20minutes.fr/monde/1101639-lue-finance-patrouille-trolls-contrer-eurosceptiques-reseaux-sociaux
Réponse de le 23/07/2013 à 7:10 :
Ce n'est pas parce que vous refuser de voir la realité et que vous restez au niveau des breves de comptoir qu il faut voir des trolls partout. Oui c'est la faute à l'Ue, aux étrangers, aux parisiens, au voisin que vous n'avez jamais pu saquer, ... La réalité c'est que sans le commerce généré par les accords de libres échanges en Europe l'économie francaise n'aurai pas pu s'adapter à la perte de notre empire colonial ...
Réponse de le 23/07/2013 à 7:25 :
Pourtant notre balance commerciale n'a jamais été aussi déficitaire que depuis l'ouverture des frontières et la monnaie unique; chercher l'erreur...
Réponse de le 23/07/2013 à 7:28 :
En même temps ouvrir à tous vents ses frontières, laisser entrer tout et n'importe quoi sans aucune contrepartie, avec les droits de douane les plus bas au Monde, et une monnaie à 1.30$ , le résultat était prévisible....
Réponse de le 23/07/2013 à 7:58 :
Commencez par acheter français si le déficit commercial vous préoccupe tant! Il y a presque toujours un produit de marque française ou fabrique en France équivalent.
Réponse de le 23/07/2013 à 8:16 :
Achetez Francais c'est raciste cher monsieur. Selon les regles du politiquement correct il faut aider les pays et populations etrangers avec le commerce equitable, meme si les agriculteurs francais crevent les uns apres les autres. Halte au patriotisme, vive le multiculturalisme debride
a écrit le 23/07/2013 à 1:21 :
Et si on intégrait la Corée du Nord à l'Union Européenne ? Bientôt le niveau de vie sera le même. La pensée unique aussi.
Réponse de le 23/07/2013 à 3:14 :
Ce serait un énorme avantage pour la Corée du Nord.
Réponse de le 23/07/2013 à 7:12 :
Par pensée unique vous parlez des bataillons d'eurosceptiques qui font la queue pour toucher leurs subventions de l'UE tout en lui crachant à la figure ?
Réponse de le 23/07/2013 à 7:32 :
"Par pensée unique vous parlez des bataillons d'eurosceptiques qui font la queue pour toucher leurs subventions de l'UE tout en lui crachant à la figure ?"

Mais les subventions de l'U.E, d'ou vient l'argent selon vous?!!! La France est contributeur net de l'U.E, et verse bien plus qu'elle ne touche.
a écrit le 23/07/2013 à 0:40 :
Il faut plus d'Europe c'est clair et c'est le seul avenir mais améliorer la gouvernance actuelle.
a écrit le 22/07/2013 à 23:31 :
Gros contrat attendu 2014 conférence sur l'investissement en infrastructures. Les trois chefs d'Etat ont entre autres échangé sur la construction d'un chemin de fer reliant ces pays Algerie-France-tchad.
a écrit le 22/07/2013 à 23:08 :
on a jamais rien à gagner à viser plus bas . La démographie , la culture , l' archaïsme religieux sud méditerranéens ne sont que des facteurs récessifs ( qu' espérer de
l ' Egypte , pays de misère immense et moyenâgeux dès que l' on s'écarte du Delta ? ) .
L ' Allemagne se tourne vers l' Est , la Grande Russie débordante de matières premières , qui a besoin de la technologie allemande .Ces deux là s' entendent et font déjà la loi en Europe et ce n' est qu'un début .La faible démographie est un ATOUT permettant de recruter les meilleurs sujets des pays économiquement plus faibles qui eux continuent d'absorber des hordes de bouches à nourrir non qualifiées ! Je suis désolé mais je ne crois pas à un avenir pour la France ; son insignifiance me paraît irréversible .
Réponse de le 23/07/2013 à 0:00 :
Ce sont vos idees qui declinent. Bien sur que l'avenir de la France est au sud et passé d'abord par une alliance avec l'Italie. Ouvez un livre d'histoire et arretez a la page du premier des francois qui s'appelait, desole, Francois 1er et voyait avec qui il noua alliance et pour quells profits...
Réponse de le 23/07/2013 à 12:52 :
@DRRW Laissez donc l' Italie de coté elle ne partage pas forcement la vision francaise et refusera de toute facon de jouer les seconds role. En fait personne ne reclame un leadership francais. Ce sont les francais qui veulent le prendre nuance.
a écrit le 22/07/2013 à 20:38 :
Il faut premièrement intégrer La Turquie à l'Union Européenne : pays de culture plus européenne, qu'autre chose, qui a fait de progrès considérables en tout. L'arrimer à l'Europe lui permettrait de consolider ses progrès fantastiques. De surcroit ni dettes, ni déficit, et une croissance qui serait une locomotive pour l'union Européenne. Membre loyal de l'O.T.A.N. La Turquie par sa position géographique, serait un atout de plus pour l'union Européenne.
Réponse de le 22/07/2013 à 21:25 :
Dette de l'état turque : 37 % du PIB (la turquie a remboursé ces dettes envers le FMI en 2013 mais reste un pays endetté auprès du secteur bancaire).
Déficit public en 2012 : 2.1%
http://www.tresor.economie.gouv.fr/6745_situation-economique-et-financiere-de-la-turquie-debut-2013
Pour que la Turquie soit intégrée à l'UE il faut qu'elle accepte de s"adapter à la législation européenne et là il y a encore beaucoup de boulot.
Réponse de le 22/07/2013 à 23:10 :
Ben voyons. A ce régime là tous les pays seraient bons pour l'UE. Au fait, c'est quoi l'UE alors? C'est encore un projet européen ou autre chose?
Réponse de le 23/07/2013 à 9:02 :
@Pilotin : d'aucuns penseraient à l'intégrer de force pour pouvoir la spolier de ses richesses !
a écrit le 22/07/2013 à 20:24 :
152ème place pour l'Algérie, quelle HONTE !
a écrit le 22/07/2013 à 20:12 :
on peut aussi retourner le titre "l'avenir du sud est en Europe" mais le notre, je sais pas.
a écrit le 22/07/2013 à 18:15 :
Et on continue à diluer au lieu de se renforcer....l'EU est seule responsable de sa marginalisation....Nous sommes 27+1 ( l'EU plus la GB) et nous sommes INCAPABLES de franchir le pas politique requis! Alors que l'on n' arrête de parler de déclin, nous sommes nous mêmes responsables de ce déclin programmé.
a écrit le 22/07/2013 à 17:25 :
L'avenir de l'Europe et donc de la France c'est la misère pour presque tout le monde.
Réponse de le 22/07/2013 à 18:26 :
Si l'avenir de l'Europe c'est la misère, alors on ose même pas imaginer une France sortie de l'Europe en concurrence complète avec ses voisins et en plus le monde entier tel qu'il est actuellement. On peut aisément arriver à une nouvelle guerre européenne et plus avec votre "profond" raisonnement.
Réponse de le 22/07/2013 à 20:27 :
une nouvelle guerre europeenne, voire plus ! mais c'est terrible ce que vous nous promettez
monsieur Jean...
Réponse de le 23/07/2013 à 3:12 :
Oui Jean a parfaitement raison, l'avenir c'est l'Europe.
Réponse de le 23/07/2013 à 13:23 :
Ah ! Monsieur Jean combien vous avez raison. Regardez la Suisse dans quel état elle est. A l'agonie. Elle n'est pas dans l'Europe. Elle n'est pas en concurrence complète avec ses voisins et en plus le monde entier tel qu'il est actuellement. Votre "profond" raisonnement est tellement vrai. Suisse 60 % de chômage ou même plus, c'est bien ça non ? L'avenir c'est l'Europe. Les suisses l'ont - heureusement pour eux - très bien compris. Ils vont y venir à toute vitesse. N'en doutez surtout pas.
a écrit le 22/07/2013 à 17:15 :
l avenir de l Europe c'est de la quitter et vite
Réponse de le 22/07/2013 à 17:53 :
Exact, et les margoulins Dexia, Tapie et compagnie finissent de siphonner les derniers restes !

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