28 % de femmes administrateurs

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Ethics & Boards
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Créée il y a un an, à l'initiative d'Agnès Bricard, la Fédération des femmes administrateurs a célébré le 25 juin son premier anniversaire. L'occasion de faire le point sur l'avancée des femmes dans les conseils d'administration au sein des entreprises du CAC 40 avec Ethics & Boards. Résultat : il y a du mieux... Mais encore un petit effort est nécessaire.

Créée il y a un an, à l?initiative d?Agnès Bricard, la Fédération des femmes administrateurs vient de souffler ses premières bougies au Cercle de l?Union Interallié. Dans la salle, près de 150 personnes invitées représentaient les experts comptables, les avocats, les huissiers de justice et les juristes du service public et du secteur privé. Ce qui en soit est une prouesse. Jusque là ces femmes n?avaient guère l?occasion de se côtoyer. Faire tomber les barrières et les conservatismes qui handicapent la parité professionnelle est une des missions premières que s?est donnée la Fédération.

Ce 25 juin, à quelques jours de la présentation du projet de loi sur le droit des femmes, l?ambition de la manifestation était clairement affichée : démontrer le poids de cette force en présence et militer pour que demain, le seuil symbolique des 1000 femmes administrateurs soit atteint.
Selon Agnès Bricard « Malgré une situation économique difficile, le contexte n?a jamais été aussi favorable pour qu?enfin des évolutions voient le jour sur le terrain de la parité. Selon une étude récente de la Commission européenne, le redressement de l?économie pourrait être porté par les femmes : si le taux d?emploi des femmes était équivalent à celui des hommes, notre potentiel de croissance serait accru de 20 % à 40 %. »
Aujourd?hui, où en est-on ? Pour la troisième année consécutive, Floriane de Saint Pierre, la présidente d'Ethics & Boards, grâce à sa base de donnée inédite, présente à l?issue de l?ensemble des assemblées générales des sociétés du CAC 40 (hors Pernod Ricard qui tient son AG à l?automne) l?avancée quantifiée des femmes administrateurs élues dans les conseils d?administration.

Résultat ?
Nous avons gagné 3,4 points. Au 25 juin 2013, les sociétés du CAC 40 comptent 28 % de femmes contre 24,6 % précédemment. Pour les seules entreprises françaises cotées au CAC 40, le seuil atteint même 29,4 %. Chapeau bas, Messieurs, la loi Zimmermann a fait son effet. Le thème de la parité est devenu essentiel, pour attirer les jeunes femmes brillantes qui sortent aux toutes premières places des grandes écoles. Mais aussi éviter les fourches caudines des associations et réseaux de femmes de plus en plus sur le devant de la scène médiatique.
Avec ses 28 %, les entreprises du CAC 40 peuvent s?enorgueillir de faire mieux que les sociétés américaines cotées aux DJIA (22 %) et plus encore celles cotées à Londres au FTSE (17,3 %). Les Français peuvent d?autant plus apprécier de la satisfaction qu?en 2009, à la veille du texte de loi, la situation était inverse. Nous ne comptions alors que 10,7 % de femmes dans les conseils d?administration, contre 11,8 % au Footsie et 21 % au Dow Jones.

Cocorico. Entrons dans le détail.
Sur les 40 sociétés répertoriées au CAC 40, seulement 3 entreprises (Publicis, Technip, Accor) s?approchent de la parité voulue par la loi en 2017 de + de 40 % de femmes dans leurs conseils. La majorité (31 %) compte en moyenne de 20 à 40 %, 5 sont sous le seuil de 20 % et une seule (EADS NV) est en deçà de 10 %.
Sur les 47 nouveaux administrateurs élus en assemblées générales, on compte plus de femmes que d?hommes : 25 contre 22. Majoritairement étrangère (13 contre 12 dont une avec double nationalité), ces femmes sont plus jeunes que leurs confrères masculins (53 ans contre 57).
Sur 25 mandats, 7 femmes cumulent déjà 3 mandats, 6 autres 2 mandats. Et 12 (dont seulement 4 Françaises) découvrent ce métier et accèdent pour la première fois à un mandat. C?est bien, mais attention, 16 comités de nomination des conseils du CAC 40 ne comptent encore à ce jour aucune femme.
Allez encore un petit effort messieurs, et bientôt, nous pourrons travailler à parts égales !

Retrouvez le classement complet des 40 entreprises sur www.ethicsandboards.com

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Commentaires
a écrit le 08/07/2013 à 9:59 :
La manière dont ont été licenciées et Nicole Bricq et Delphine Batho, par rapport au traitement paternaliste » dont a bénéficié Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif est bien de l ordre du machisme que vous, Messieurs les censeurs, soutenez au nom de l?imperturbable Phallocratie. Vous parlez d un bilan sans même le connaitre, rien de concret ne rend votre avis pertinent, si ce n est une stupide certitude de supériorité, vous en faites un simple acte de jouissance par l éviction d une anormalité : Au demeurant personne se c est intéressé au travail de cette femme de conviction avant aujourd hui je ne vois pas en quoi elle serait le cancre d un gouvernement qui ne brille pas sa politique audacieuse. C est quand même bizarre que deux femmes se fassent licencier alors qu un Montebourg peut dire toutes les insanités du monde et personne ne lui dit rien. Parce que c est un homme, parce que c est un macho et on n y touche pas. Quand il ne restera plus que des hommes dans ce gouvernement bien sur que tout ira mieux?mais les machos trouveront toujours une femme quelque part pour endosser leurs fautes ?
Réponse de le 10/07/2013 à 22:32 :
On a demandé son avis à un autre macho qui s'appelle Ségolène (vous ne connaissez sans doute pas). Son avis sur la brillante carrière de Mme Batho est intéressant. Vous devriez vous renseigner... ça pourrait vous intéresser...
Réponse de le 11/07/2013 à 8:20 :
Taranis ? C'est le nom du dieu de l'orage et du tonnerre ! Un tel surnom montre une personne souhaitant pétrifier ses interlocuteurs par ses pouvoirs, une personne aimant régner par la terreur : personne ne bouge, sinon ça va barder...
Réponse de le 11/07/2013 à 8:47 :
Curieux ? Il se trouve que montebourde commande une fraction importante de la partie la plus réfractaire à la raison du PS ... Que représentent Batho et Bricq, à part des symboles de féminitude ? Il faut réfléchir un tout petit peu avant de s'étonner ! Mais si on est aveuglée par ses éclairs et assourdie par son tonnerre, on ne comprend plus rien...
Réponse de le 11/07/2013 à 11:03 :
Mme Royal ne s est pas exprimée sur le bilan de son « ancienne amie et soutient de campagne », bilan qui d ailleurs est forcement collectif puisque inscrit dans un projet gouvernemental. C est sa désolidarisation qu elle a critiquée et donc de faire passer son droit de parole avant son devoir de réserve Et je reconnais moi aussi une faute, mais qu a partir de ce fait politique que vous repreniez cet incident à tour de bras sur un article pour démontrer l incompétence de toutes les femmes du monde, oui c est du machisme, je ne reconnais aucune qualité exceptionnelle à Mme Batho. Quand à mon Pseudo je l assume est c est simplement un contre-stéréotype de ma féminité blonde, mais il faut un peu d esprit pour le comprendre. Contrairement à ce qui est proclamé c est bien nous les féministes que l on essai de réduire au silence soit disant que nous menons un combat qui n a plus lieu d être. Quant au jeu de pouvoir j espère que vous plaisantez en me croyant naïve, notre combat n est pas contre les hommes en tant qu individus mais bien contre une structure de domination, et la politique est un haut lieu du pouvoir masculin. Bien sur que les « Hollandaises » sont les prétextes de la parité et que dans le jeu du président elles sont sacrifiables Je n ai aucun éclair à jeter sur aucun de vous, je voudrais simplement que les hommes arrêtent de haïr les femmes pour ce qu elles sont, le vrai féminisme est apolitique et son principal problème sont les violences pour la soumission et le statut de naissance qui ne correspond pas a notre valeur.
a écrit le 03/07/2013 à 18:19 :
C'est génial de nommer des femmes, surtout quand elles sont compétentes. Mais quand il s'agit de nommer des femmes pour faire de l'affichage, on a le beau résultat concocté par notre flanby : un bazar innommable;;; et de beaux limogeages bien médiatiques !
Réponse de le 04/07/2013 à 9:52 :
Votre raisonnement est stupide, la compétence ou l incompétence ne sont pas liés au sexe ; le vivier des femmes et certes plus limité que celui des hommes pour des problèmes de blocage de carrière que nous dénonçons régulièrement. Mais aucune femme ne parvient aux responsabilités sans être capable vu les exigences que les hommes nous demandent sans arrêt. Quand les hommes partent eux n ont jamais démérité ?..le fait d être une femme et ministre est déjà un handicap sur la ligne de départ. Elle n a d ailleurs pas échoué pour son incompétence, mais par sa prise de position désolidarisée. Ce n est pas le cas de M Cahuzac dont tout les Machos relèvent sa compétence de grand financier, comme DSK le grand économiste. Comme si l exercice du pouvoir par les hommes était comme les 9 vies du chat
Réponse de le 06/07/2013 à 15:40 :
Le merveilleux bilan de Batho est absolument notable et restera dans les annales de l'histoire.
Réponse de le 06/07/2013 à 15:48 :
Les hautes études réalisées par Mme Batho, sanctionnées par un diplôme prestigieux et une carrière enviable dans les plus hautes énergétiques nous garantissent sa compétence dans le ministère qu'elle occupait ! On a d'ailleurs vu les résultats !
Réponse de le 06/07/2013 à 16:10 :
Certes, mais flanby est une erreur majeure de distribution. Et lui, ce n'est pas une femme !
Réponse de le 06/07/2013 à 19:59 :
On peut d'ailleurs se demander lequel est le pire, entre flanby et ségolène... Les deux font la paire !

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