L'exception indicielle européenne

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(Crédits : Tribune)
Malgré un rebond moins prononcé que les actions américaines au cours des dix derniers mois, les indices européens sont davantage victimes de prises de bénéfices depuis le début de l'année. Le poids important des financières peut constituer un premier élément d'explication.

Plus deux siècles après les colonies britanniques aux Etats-Unis, les bourses européennes ont, à leur tour, signé une déclaration d?indépendance vis-à-vis de leurs consoeurs d?outre-Atlantique. Du moins, si l?on en croit la dé-corrélation croissante entre Wall Street et le Vieux Continent depuis le début de l?année. En dépit d?un rebond de plus faible ampleur entre les plus bas du 9 mars 2009 et fin décembre, le DJ Euro Stoxx 50 fait l?objet de prises de bénéfices plus lourdes que le S&P500.

La valeur de l?indice européen cède plus de 6% par rapport au 1er janvier contre un repli de 2,3% pour son homologue américain. Serait-ce la conséquence d?un nouveau découplage entre deux grandes économies occidentales ? Dans un autre monde peut-être, car la réalité tient davantage à un effet mécanique qu?à des considérations fondamentales. En l?occurrence, le poids du secteur financier est bien plus important en Europe.

Les valeurs bancaires, qui figurent parmi les plus mauvaises performances boursières au cours du mois écoulé, constituent plus de 20% du DJ Euro Stoxx 50 contre 7% pour le S&P500 et à peine plus de 4% pour l?ancestral Dow Jones Industrial Average. Ce chiffre oscille de 14 à 15% pour le CAC40 et le FTSIE 100. Reste maintenant à espérer que le marché manifeste un regain d?intérêt prononcé pour quelques gros profils défensifs de l?industrie pharmaceutique ou du secteur des télécoms pour permettre à Paris et ses voisins de combler leur retard.

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