Il faut sauver le soldat Palm

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En Bourse, on apprécie le titre HP pour la perspective d'une reprise cyclique dans les investissements informatiques, les investissements télécoms et l'impression. Palm est un petit deal qui peut éventuellement rapporter gros.

 HP a-t-il voulu réunir la mère et la fille en rachetant Palm après 3Com ? Les choses vont vite dans les technologies de l'information mais il faut se souvenir que Palm est une scission de 3Com. En mars 2000, Palm avait été introduit en bourse et son cours avait atteint 140 dollars en séance, soit une capitalisation boursière de plus de 77 milliards de dollars. C'était le bon temps de la folie de la bulle Internet, qui venait d'exploser, mais personne ne le savait.
Dix ans plus tard, HP qui paye 1,2 milliard de dollars pour l'entreprise, fait-il une bonne affaire ?
Autant on peut l'affirmer pour 3Com, autant c'est plus compliqué pour Palm. Certes, la taille du deal n'est pas très importante et, compte tenu des actifs récupérés, il possède une optionalité intrinsèque : comprenez que si ça marche, ça peut rapporter gros. Parmi les actifs figurent les fidèles de la marque. Il existe encore des gens qui n'ont toujours pas changé de PDA et qui conserve pieusement leur vieux Palm. Deuxièmement, HP récupère deux Smartphones de qualité, le Pré et le Pixi. Troisièmement, le système d'exploitation WebOS peut être porté facilement sur d'autres objets numériques, comme une tablette concurrente de l'iPad.
Cependant, pour réussir, il faut attirer suffisamment de programmeurs. Et c'est là que la partie devient difficile. Imaginer des applications pour le WebOS n'est pas leur priorité. Les programmeurs préfèrent l'AppStore de l'iPhone voire l'OviStore de Nokia, ou la plateforme Bada de Samsung, voire MeGo d'Intel et de Nokia. Sans oublier l'Android de Google.
Encore une fois, le deal ne représente que 9% des liquidités de Palm. Il suffit d'une petite rentabilité pour que cela soit une bonne opération. Mais en bourse, on préfère beaucoup plus le titre HP pour la perspective d'une reprise cyclique dans les investissements informatiques, les investissements télécoms et l'impression.

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