La Toile se rebiffe

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(Crédits : Tribune)
La cession à prix d'or des parts en capital de Spir Communication dans Leboncoin.fr montre que la perception des acquéreurs à l'égard des sociétés internet a bien changé en l'espace de dix ans. Gare tout de même aux excès de valorisation, caractéristiques d'un passé pas si éloigné.

En l?absence de statistiques macroéconomiques susceptibles de dessiner une tendance claire sur les marchés, toute forme d?actualité un tant soit peu sexy est bonne à prendre. Même si elle ressuscite de vieux démons témoins d?un passé où, à près de 7.000 points, le CAC40 vivait au-dessus de ses moyens. C?était il y a dix ans et à l?époque, tout ce qui rimait avec « .com » était prétexte à tous les excès. Depuis, une poignée de sociétés internet a survécu, leur modèle économique ayant fait leur preuve, mais la notion de modernité en Bourse continue d?animer les esprits. Aujourd?hui, Spir Communication fait figure de vedette du jour en annonçant la vente de ses parts dans le capital du site Leboncoin.fr pour 400 millions d?euros. Soit l?équivalent de 18 années d?excédent brut d?exploitation. Rien que cela.

Les nouvelles s?amoncellent. En l?espace d?une semaine, Axel Springer a fait état de son intention de mettre la main sur le site d?annonces immobilières Seloger.com pour quelques 600 millions d?euros. Dans la foulée, Marc Simoncini le fondateur de Meetic a mandaté une banque d?affaires pour trouver d?éventuels repreneurs à son affaire.

Aujourd?hui, en marge de l?actualité sur Spir Communication, des sources de presse évoquent la probable vente d?Opodo par Amadeus. Presque chaque fois, l?effet d?annonce provoque une nette revalorisation du cours de Bourse de la société concernée. Il suffit que des prétendants se bousculent pour apprécier la future mariée à sa juste valeur. Les stars du Web ont montré, à mesure de l?accroissement du nombre d?usagers de la Toile, que leur structure était désormais viable et reposait sur de réelles perspectives de revenus. Du moins pour les plus gros acteurs. Car là encore, la myriade de petits intervenants qui composent la cote n?est pas logée à la même enseigne.
 

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