Business et politique : les Américains donnent l'exemple

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Les électeurs new-yorkais ont plébiscité Michael Bloomberg à la mairie, fondateur de l'agence de données financières éponyme. Copyright Reuters
Les électeurs new-yorkais ont plébiscité Michael Bloomberg à la mairie, fondateur de l'agence de données financières éponyme. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Et si les businessmen et women faisaient de bons politiques ? Les américains le croient, et n'hésitent plus à accorder leur confiance d'électeurs aux entrepreneurs, constate Sébastien Laye, notre contributeur à New-York. En France, le chemin paraît encore long...

A l'heure où le besoin de renouvellement du personnel politique français se fait crucial et pressant, force est de reconnaitre que les Américains ont su, au cours des dernières années, accueillir au sein du corps politique non seulement d'éminents membres du monde associatif, mais aussi, eu égard à l'immense respect voué aux entrepreneurs aux Etats Unis, des business men ou women chevronnés.

Les hommes et femmes d'affaires plébiscités outre-Atlantique

Il est d'usage désormais dans le cursus honorum d'un homme d'affaires, de considérer quelques années dédiées à la res publica, la chose publique, que cela soit par une fonction administrative, gouvernementale, ou électorale. Nous connaissons tous les exemples de Michael Bloomberg, maire de NYC et fondateur de l'agence de données financières éponyme, ou encore l'acteur-entrepreneur Schwarzenegger devenu gouverneur de Californie.

Cette tendance s'accélère ces dernières semaines aux Etats Unis avec deux profils très différents: en premier lieu, le président Obama a fait appel à une héritière d'une des plus grandes familles américaines du monde du business, les Pritzker - mais qui a aussi rencontré ses propres succès entrepreneuriaux au-delà du business familial- pour devenir Secrétaire du Commerce dans son gouvernement. Penny Pritzker à un profil très clairement international et entrepreneurial, qui lui sera d'une aide précieuse dans les futures négociations internationales avec les Européens...

En France, pas d'entrepreneurs en politique

La mairie de New York bien sûr a un pouvoir d'attraction immense sur les hommes d'affaires locaux, les électeurs ayant loué pendant 12 ans le pragmatisme d'un Bloomberg. Si la candidature de Donal Trump semble un éternel serpent de mer, celle de John Catsimatidis, le truculent magnat gréco-américain qui possède la chaine locale de supermarché Gristedes et des raffineries, semble acquise..ou du moins une candidature à la candidature, qui au vu des sondages, ne devrait pas le mener cette année à City Hall.

On trouve des exemples similaires dans la plupart des grandes villes américaines, et aucun exemple comparable en France. Les transfuges du privé qui ont connu une carrière politique en France étaient souvent d'anciens haut fonctionnaires, énarques, ou des avocats ayant de nombreuses connexions politiques et adoubés par le corps politique (ex: Mme Lagarde). A ce jour, les quelques rares entrepreneurs tentant une incursion en politique en France ne percent pas vraiment, à l'instar d'un Charles Beigbeder par exemple.

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Commentaires
a écrit le 08/07/2013 à 18:50 :
Les Banques à l'élysée ? Comme Goldman Sach aux usa ?
Les usa sont une dictature financière, certainement pas une démocratie. C'est le contre exemple parfait tout sauf cette situation où les banquiers sont aux commandes politique, c'est la ruine assuré. Nous connaissons cela très bien avec les Templiers, Fouquet, etc...


Réponse de le 12/07/2013 à 16:08 :
On ne vous demande pas de reciter l'endoctrinement du bolchevisme mais simplement d'avoir de l'ouverture d'esprit et de vrais entrepreneurs qui creent des emplois durables de faire partie de l'equipe leader du pays. En France on a ete ouvert a vos fantaisies utopistes collectivistes pendant trop longtemps, alors laissez d'autres faire desormais ou emigrez a Cuba!
a écrit le 08/07/2013 à 16:42 :
Ce n'est pas seulement des entrepreneurs qui sont souhaitables car point trop n'en faut non plus : ils sont souvent voraces et ne mènent pas toujours la société dans la bonne direction, mais également des scientifiques, ingénieurs etc. Les partis monopolisent le pouvoir de façon grégaire, tout comme le Medef et les syndicats ont de nouveau atténué les perspectives les plus ambitieuses de la transition énergétique pour maintenir leurs avantages respectifs au désavantage de tous et en nous empêchant d'être en pointes sur ce thème. Quand on voitr Gattaz parler de gaz de schiste on croit revenir 50 ans en arrière, son père était plus innovant que lui, c'est dire ! On a vu l'exemple en son temps de la pdg de Waterman qui s'était présentée présidentielles avec un projet intelligent et qui a été évincée. Même dans les politiques on peut dire que Bayrou avait bien vu venir la crise et soulignait constamment le problème des dettes des le début 2000 et en 2002 durant la campagne en particulier mais ses bons pronostics n'ont pas fait recette.
a écrit le 08/07/2013 à 16:08 :
Je suis persuadé que ce dont la France a besoin, maintenant plus que jamais, est d'un gestionnaire. Pas d'un bureaucrate énarque qui ne comprend rien à l'économie. Dans une économie mondialisée comme aujourd'hui, un énarque est voué à l'échec. On en voit la preuve chaque jour en Hollandie. L'ENA ne permet que d'exceller dans le centre de Paris élitiste, mais ne permet pas d'appréhender la France en tant que département du monde. Un entrepreneur redonnerait le plein-emploi à la France, j'en suis intimement convaincu. Lui mieux que personne comprend ce dont ont besoin les entreprises pour se développer, être compétitives dans la compétition mondiale, innover, ce qui permettra d'EMBAUCHER. Et la première chose qu'il fera, c'est baisser la fiscalité en l'alignant sur celle de ses voisins européens! Car sans homogénéité de ce côté-là, le sauve-qui-peut général d'aujourd'hui est appelé à continuer.

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