Aidés par des hackers ukrainiens, des traders empochent 100 millions de dollars

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Le gendarme de la Bourse, la SEC, accuse deux hackers ukrainiens et une trentaine de courtiers américains et internationaux dont deux fonds parisiens, Omega 26 et Guibor, d'avoir engrangé 100 millions de dollars (90,2 millions d'euros) de gains illégaux, selon un communiqué publié mardi 11 août.
Dans une action parallèle, neuf personnes ont été inculpées par les antennes du New Jersey (est) et de Brooklyn (New York) du département de la Justice (DoJ), qui les accusent d'avoir empoché plus de 30 millions de dollars de gains illégaux, selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP.
La fraude a débuté en février 2010 et s'est poursuivie jusqu'en 2015. Quelque 150.000 informations ont été volées avant leur diffusion publique via des cyberattaques contre les sites des sociétés de publication des communiqués d'entreprises Business Wire, PR Newswire et Marketwired, selon les autorités.
Les hackers ont ainsi obtenu des informations sur près d'une trentaine d'entreprises dont Bank of America, Caterpillar, Honeywell, Boeing, Netflix, Ford, Dupont, Delta Air Lines, Hewlett Packard (HP) ou encore Smith & Wesson.
Le mécanisme était simple: les traders donnaient aux hackers une liste des entreprises qui les intéressaient en précisant le type d'informations recherchées, selon l'acte d'accusation.
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Cette affaire rappelle une fraude éventée en 2005 par la SEC concernant un groupe de hackers basé en Estonie qui s'était introduit dans le système informatique de Business Wire et y avait volé des informations sur des sociétés confiées ensuite à des traders liés au réseau.
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(Avec AFP)
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