Artouste : sous la neige, le rail et les euros

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Gestionnaire de quatre stations de ski dans le massif des Pyrénées, la société Altiservice annonçait, au sortir de la saison d'hiver, une année 2013-2014 plutôt positive dans un contexte national pourtant plutôt à la baisse. La fréquentation est en légère hausse avec 1,2 million de journées skieurs. Le chiffre d'affaires de l'entreprise, avec 30 M€, et resté stable par rapport à une année précédente qui avait été excellente.
En ce début juin, c'est sur la saison d'été qu'Altiservice concentre ses efforts. Seule station aquitaine gérée par Altiservice, la station d'Artouste est un cas à part dans le portefeuille de la filiale de GDF-Suez. Contrairement aux autres stations, son activité est beaucoup plus rémunératrice en été.
En effet, si elle réalise 500.000 euros de chiffre d'affaires en hiver, la fonte des neiges, qui révèle chaque année les rails du petit train d'Artouste, sonne le retour de la cash machine que constitue cette célèbre attraction.
Connu dans toute l'Europe, le petit train génère entre 1,5 et 2 M€ de chiffre d'affaires sur les cinq mois d'exploitation et 96 emplois. "C'est l'attraction phare de nos différentes stations en été", explique Béatrice Rodriguez, directrice générale d'Altiservice. Un succès qui ne se dément pas depuis 82 ans pour le village de Fabrèges-Artouste. Le petit train et son parcours de 10 km à flanc de falaise, qui conduit, en 50 minutes, 72 passagers à 2.000 m d'altitude au lac d'Artouste, sont connus dans toute l'Europe.
Une notoriété qu'Altiservice, en partenariat avec l'office de tourisme, tente de booster en mettant en place un programme d'animations (trains à thème, trains nocturnes, trains sportifs…) de plus en plus élaboré. Pas question de faire s'endormir le train touristique le plus haut d'Euro(pe).
Pascal Rabiller
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