Comment l'industriel Babcock Wanson a survécu et innove

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
A Nérac (47) depuis plus de 60 ans, où elle compte une usine et elle a installé son siège social, Babcock Wanson fait partie du patrimoine industriel lot-et-garonnais. Près de 150 personnes travaillent sur ce site de fabrication, "pièce maîtresse" de l'organisation de Babcock Wanson International (une branche France ainsi que plusieurs entités en Europe et au Maghreb). Babcock Wanson France réalise à elle seule 50 M€ sur les 90 M€ de chiffre d'affaires réalisé par l'ensemble.
A Nérac, la société fabrique des chaudières industrielles et des brûleurs. Une activité "qui pèse de moins en moins lourd dans notre chiffre d'affaires mais qui reste primordiale", affirme Cyril Fournier-Montgieux. Il faut bien produire des équipements industriels pour que l'activité services, qui représente 70 % du business, puisse fonctionner. Nérac sort tout juste d'un important plan d'investissements : passage au lean, achat de matériel et formation intensive du personnel.
Selon le dirigeant, ce qui a sauvé Babcock Wanson, filiale du groupe CNIM, tient en trois points :
Parmi les différents projets de R&D menés par Babcock Wanson, deux attirent l'attention. Le premier, nommé Demoxya, a reçu le soutien de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et vise à créer les "brûleurs de demain", en collaboration notamment avec Bertin Technologies, autre filiale du groupe CNIM. Deux objectifs sont ici poursuivis : la réduction des émissions d'oxydes d'azote, nocifs, et l'amélioration de l'efficacité énergétique des brûleurs.
L'autre projet, EMR'Stock, montre encore plus d'ambition : il s'agit d'un dispositif de stockage thermique de quantités importantes d'électricité. "De nombreux verrous technologiques et industriels demeurent pour rendre cette technologie compétitive, convient Babcock Wanson. L'objectif est de lever ces verrous pour mettre au point un dispositif qui permette d'optimiser la production d'énergie des installations d'énergie renouvelable, particulièrement les fermes éoliennes ou les grosses centrales solaires", les phases de production et de consommation de ces ressources électriques ne coïncidant pas toujours.
Travaillant sur le sujet avec d'autres ramifications du groupe CNIM et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), Babcock Wanson pourrait fabriquer une large part du dispositif et souhaite présenter un système de stockage pilote, fonctionnant avec des modules standardisés de 20 MWh, d'ici 2018.
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Mikaël Lozano
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