Nouveau Stade : pourquoi les Girondins ont déjà changé de catégorie

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Thomas de Corgnol, directeur des ventes du FC Girondins de Bordeaux en est convaincu :
Le directeur des ventes des Girondins de Bordeaux se frotte les mains quand on lui demande d'aborder, sur le plan purement commercial, le Nouveau Stade qui accueillera le club à partir de mai prochain. Les chiffres donnent raison à son enthousiasme, le club qui compte 200 salariés (dont 80 contrats sportifs) a vu 95 % de ses partenaires actuels reconduire leurs contrats. Mieux, à presque huit mois du début de la prochaine saison, ses équipes commerciales performent.
Alors que le Stade Chaban-Delmas compte 19 loges, le Nouveau Stade en comptera lui 60 d'une capacité de 12 personnes chacune. Les loges des partenaires des Girondins seront situées à mi-hauteur, juste au-dessus des salons VIP et non plus en haut des gradins et loin de la pelouse comme c'était le cas précédemment. Difficile d'évaluer l'impact de cette situation sur la commercialisation, mais le fait est que le succès est au rendez-vous.
1.500 places VIP, soit 45 % du potentiel, ont déjà été réservées pour les 20 matchs de la saison, ce qui représente une sacrée performance alors qu'en règle générale les abonnements des entreprises pour une saison se réservent entre les mois de mai et de septembre. A titre de comparaison, à Chaban-Delmas, les Girondins disposaient d'un peu plus de 1.000 places VIP par match. De quoi booster les ambitions du patron commercial des Girondins.
Au-delà des performances actuelles et possibles de l'équipe de football, le fait est que ce stade semble, à lui seul, disposer d'un pouvoir d'attraction... et de valorisation.
Qu'ils soient séduits par le stade et / ou son club résident, et ce malgré un contexte économique tendu, les partenaires sont donc partants et plutôt nombreux d'ailleurs pour payer entre 80 et 345 € HT / personne afin de passer en moyenne 4 heures avec leurs partenaires, prospects, clients, fournisseurs... Si sur la pelouse, l'incertitude demeure quant au résultat final, du côté du business, les décideurs régionaux semblent avoir clairement l'intention d'en faire un argument commercial et économique.
Les Girondins, eux, souhaitent, selon nos informations, pouvoir retirer de cet engouement pour leur nouvel écrin environ 10 M€ de retombées économiques supplémentaires chaque année.
Pascal Rabiller
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