Parentis : comment Vermilion résiste à la chute du cours du pétrole

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
En moins de six mois, le baril de pétrole a perdu 50 % de sa valeur. Bonne nouvelle pour certains pans de l'économie mais cette chute, inédite depuis au moins 6 ans, fait souffler un vent d'austérité chez certains groupes pétroliers comme Total, voire provoque des plans sociaux chez les équipementiers du monde pétrolier (Halliburton supprime 1.000 emplois hors des USA, Schlumberger 9.000). C'est la panique dans certains pays producteurs comme l'Algérie qui évoque une perte économique de 20 Md$ cette année.
L'entreprise pétrolière Vermilion REP (filiale de Vermilion Energy), premier producteur de pétrole brut de France, principalement installée dans les Landes à Parentis-en-Born où elle compte 100 de ses 190 collaborateurs français (ce qui représente un tiers de ses effectifs mondiaux), s'est spécialisée, en France, dans l'exploitation de puits anciens, via une technique qui lui permet de prolonger leur vie. C'est ainsi qu'elle exploite des puits rachetés à des groupes comme Esso et Total. Une technique qui lui permet d'extraire 2.000 barils par jour du sous-sol français mais qui est plus coûteuse que les techniques plus "classiques" d'extraction préférées par les grands groupes pétroliers.
Alors que le prix du pétrole s'est effondré et que, selon des spécialistes du secteur, le baril à 50 dollars pourrait bien devenir un phénomène durable, la question de la pérennité du modèle économique de Vermilion se pose de fait. Pas pour Jean-Pascal Simard, son directeur des relations publiques Europe :
Pour autant, comme les autres acteurs du secteur, Vermilion Energy doit s'adapter à un environnement économique qui rend son pétrole moins rentable.
Des salariés actionnaires français qui ont reçu un signal rassurant. Vermilion Energy réduit certes l'enveloppe globale de ses investissements mais l'Hexagone semble demeurer une de ses priorités. Le pourcentage de cette enveloppe attribuée à la France n'évolue pas, il représente toujours 25 % du montant total, soit environ 65 M€.
Un potentiel qui ne passe pas par les pétroles de schiste.
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En France, Vermilion, qui se vante d'être une société pragmatique, gérée en "bon père de famille", préfère investir dans des secteurs où on ne l'attendait pas forcément comme le développement durable et l'optimisation de l'énergie dite fatale libérée par son activité.
Une expérience regardée de près par l'ensemble du groupe Vermilion et qui pourrait faire des émules un peu partout dans le monde.
Pascal Rabiller
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