Véhicule sans chauffeur : Robosoft pilote son industrialisation

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
En 2014, la société Robosoft, créée en 1985 par un pionnier de la robotique, ancien chercheur de l'Inria, persuadé à juste titre qu'à partir de ses algorithmes de vision artificielle il pouvait faire bouger des véhicules sans chauffeur, a franchi un cap dans son histoire.
Jusque-là très ancrée dans la R&D, porteuse de nombreux projets innovants en matière de robotique, et tout particulièrement en solutions logicielles dédiées à la robotique, la société a changé d'actionnaire majoritaire avec l'arrivée de Gilbert Gagnaire, Pdg de Fermat (éditeurs de logiciels), de structure... et aussi d'ambitions.
A cette nouvelle organisation, s'ajoute depuis peu une joint venture, coentreprise créée par la holding qui chapeaute l'ensemble du groupe, avec la société Ligier. Baptisée EasyMile, cette société, dont le capital est partagé à 50/50 entre le constructeur français et Robosoft, est chargée de concevoir et de vendre toute une gamme de systèmes de transport automatisés.
Des robots issus de son catalogue ou conçus "sur-mesure" qui, par leurs activités, constituent sa principale vitrine. A l'image par exemple, du célèbre robot laveur des vitres de la pyramide du Louvre, qui depuis 13 ans accomplit sa tâche sans faillir.
Sous la houlette de son nouvel actionnaire majoritaire, Robosoft se prépare à voir son activité fortement se développer, et ce dès cette année. La société, qui compte 35 salariés, devrait recruter entre 10 et 20 personnes avant la fin de l'année 2015.
Un développement qui passe aussi par Toulouse. Présente à Bidart, son siège, et à Grenoble, Robosoft va ouvrir un établissement près de Toulouse, à Balma.
La société qui n'a jusque-là jamais été rentable, "nous étions uniquement ou presque qu'un bureau d'ingénieurs, une société de recherche sous contrat", voit donc s'allumer un nouvel étage de sa fusée avec l'industrialisation qui doit lui permettre, rapidement, de dégager ses premiers profits.
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