Tamashare ringardise la réunion physique et la visioconférence

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Il cherchait et il a trouvé, à l'issue de huit années de développement, le moyen de dématérialiser n'importe quel jeu de société tout en conservant, même si chacun des participants fait face à son ordinateur, tout ce qui fait la convivialité d'une partie "physique".
Pierre Salinas, ingénieur informaticien (ex-Kalisto, Thales, Steek et FSecure), et l'équipe de la startup Tamaplace (4 salariés) ont mis au point une technologie et une interface ultra intuitive qui permet à chacun des participants d'avoir l'illusion d'être placé autour de la même table de jeu. Si l'univers du jeu semble mettre un peu de temps à intégrer les opportunités économiques de Tamaplace, l'univers du business semble avoir compris l'usage qu'il pouvait en faire.
Tamashare réunit le meilleur des technologies permettant les visioconférences, les activités collaboratives à distance... et les optimise.
Un travail qui n'est rendu possible que si l'entreprise organisant la réunion dématérialisée souscrit un abonnement mensuel. Une "location de salle virtuelle" en quelque sorte, commercialisée 19 € pour une réunion de 6 personnes maximum, et 39 € par mois pour des réunions de 20 personnes... même si Tamashare propose à tout nouveau client de tester gratuitement la solution pendant 30 jours.
Aujourd'hui, par le simple bouche-à-oreille, 1.000 personnes ont choisi d'utiliser l'application qui vient d'obtenir la médaille d'or de l'IT Night, dans la catégorie "transformation collaborative et numérique".
Tamashare est une solution de travail collaboratif qui bannit les distances, s'émancipe de beaucoup de contraintes techniques puisque le débit requis pour accéder à la salle de réunion virtuelle est modeste. "Notre algorithme permet de travailler malgré de faibles débits", assure Pierre Salinas.
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Tamashare s'avère, selon ses créateurs, totalement sécurisée. Fini la peur des micros cachés, des papiers qui trainent en fin de réunion...
Dans les faits, la techno Tamashare, brevetée en France, en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ne stocke aucune donnée de la réunion dans un serveur distant. Les images sont cryptées en permanence, elles passent par un serveur en temps réel, français (un serveur de la société parisienne OVH, NDLR), sur lequel elles ne font que passer.
La sécurité de son système permet à la société Tamaplace de proposer son application et ses services dans les secteurs sensibles à cette notion comme la médecine, la télémédecine, le secteur des banques et des assurances...
Commercialement, Tamaplace va devoir se muscler pour prendre place sur le marché potentiel qui semble lui tendre les bras.
En attendant, l'interface qui a permis la création de l'application de réunions virtuelles Tamashare, issue du monde du jeu de société (Tamagame), va connaître des déclinaisons. C'est déjà le cas, avec Interschool, application dédiée à l'éducation et testée par Bordeaux International School, qui devrait être commercialisée début 2016. Sur le site Aerocampus de Latresne (33), dédié à la formation aux métiers de la maintenance aéronautique, les tables tactiles "embarquent" la technologie Tamaplace. Une techno qui est associée au programme MAEVA, portant sur la "maintenance aéronautique du futur" cher au pôle de compétitivité mondiale Aerospace Valley.
Pascal Rabiller
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