L’étrier FreeJump se décroche de Look Cycle

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Une page se tourne pour la société bordelaise FreeJump System. Le 3 mars 2010, un communiqué de presse annonçait que le groupe français Look Cycle (Nevers), leader mondial dans le monde du vélo, de la pédale automatique, prenait 51 % de son capital. Objectif de Look à l'époque : mettre la main sur une société dont le développement s'appuyant sur l'innovation sur des produits destinés aux cavaliers, notamment un étrier à fixation unique au monde, ressemble en beaucoup de points à la sienne dans le monde du cyclisme. Une prise de contrôle qui s'inscrivait dans la volonté de Look Cycle et de son PDG, Dominique Bergin, de voir son chiffre d'affaires tripler en dix ans.
Cinq ans plus tard, l'objectif de triplement n'est pas atteint, même si Look Cycle a vu son CA passer de 34 à 43 M€ au prix d'une réorganisation qui fait du groupe français un acteur majeur capable de fabriquer des vélos complets de haut niveau à des prix compétitifs après avoir été connu principalement pour ses cadres high tech dévolu aux professionnels.
Le CA de FreeJump, lui, a fait mieux en termes de croissance en passant, dans le même laps de temps, de 1,2 à 4 M€ (prévision de chiffre d'affaires 2015).
Présent depuis plus de vingt ans dans le monde de l'équitation (il a même inventé un étrier assez proche de celui qui est développé par FreeJump) Look Cycle passe donc la main, dans le cadre d'un MBO (Managment Buy Out), à la société d'investissement Elige Capital et à une partie de l'équipe de management de FreeJump, dont Yann Dubourg qui détient, à nouveau, la majorité du capital de la société qu'il a fondée en 2001.
"Nous avons été séduits par le parcours de la société et l'ambition de son fondateur", précisent de leur côté les cofondateurs d'Elige Capital (siège près de Lyon) qui réalisent là leur première opération depuis sa création en avril 2015.
Du côté de Look Cycle, la direction générale, par la voix du DG Thierry Fournier, précisait ce matin à La Tribune - Objectif Aquitaine :
Bref, désormais, les deux marques vont se challenger sur ce marché de l'équitation.
Pascal Rabiller