Europlasma : pour CHO Power, l’horizon se dégage

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Ce matin, répondant aux questions du journaliste Jean-Philippe Dejean, de La Tribune - Objectif Aquitaine, Jean-Eric Petit a confirmé que CHO Power, centrale de gazéification avancée de déchets capable, à Morcenx (40), de produire de l'énergie électrique, venait, quelques heures plus tôt, d'obtenir la FAR (Final Acceptance with Reserves) attendue depuis de longs mois et qui précède généralement la FA, acceptation finale sans réserve, cette fois.
Cette validation, obtenue à l'issue d'un protocole d'études et de tests débuté l'été dernier, permet à Europlasma de livrer provisoirement l'usine qui exploite une technologie pionnière. L'arrivée de moteurs additionnels va permettre de faire fonctionner à terme la centrale à pleine puissance, soit une production de 11 MW d'électricité renouvelable, contre 8 MW actuellement.
"La levée des réserves, qui sont liées à la puissance électrique délivrée par la centrale en attendant l'installation des moteurs supplémentaires, et le traitement environnemental et esthétique de l'usine, aura lieu dans quelques mois", explique Jean-Eric Petit. "CHO Power est un dossier que j'ai trouvé à mon arrivée début 2014. Sa mise au point a été compliquée, nous avons reconfiguré l'outil, et nous nous sommes améliorés après avoir payé chèrement des erreurs de conception et de design de cette usine unique au monde", souligne le DG du groupe qui, depuis 25 ans, conçoit et développe des solutions plasma innovantes (Europlasma Industrie) destinées à la production d'énergie renouvelable, la neutralisation de déchets dangereux tels que l'amiante (Inertam) ou celle des cendres d'incinération des déchets.
Un groupe qui accélère son redressement entamé depuis le début de l'année 2015.
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Un DG qui, fort de l'obtention du FAR, estime que le modèle économique qui se dessine pour CHO sera vertueux. "Nous planchons sur trois usines CHO Tiper, CHO Locminé, dont le permis de construire a été accordé le 26 novembre, et CHO Brocéliande. Chacun de ces projets sera financé, construit et exploité par Europlasma. Nous allons en tirer des revenus de l'activité de financement, de la construction et de l'exploitation. Une usine CHO, on peut estimer que ce sera 10 M€ de revenus par an pendant 20 ans pour le groupe."
Dans le même temps, Europlasma concrétise, en Chine, des contacts commerciaux, via l'équipement, d'ici trois mois, d'une usine d'incération en technologie d'élimination des cendres.
Quand on sait que des officiels chinois étaient il y a 10 jours à Morcenx pour voir de plus près cette technologie afin d'accélérer son déploiement dans un pays qui compte 350 usines d'incinération de déchets... on se dit qu'un bout de ciel bleu pourrait bien déchirer l'horizon jusque-là bouché du groupe landais.
Pascal Rabiller
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