A Bordeaux pousse “little Hollywood”

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Les promoteurs de "la couveuse à films" ne manquent pas d'humour. "C'est ici les Moulineaux !" signent-ils sur le document de présentation de cette "coopérative" qui vient d'éclore à Bordeaux (2 quai de Brazza) et qui est dédiée à l'accueil de tournages et productions audiovisuelles dans la métropole. Ils ne manquent pas d'ambition non plus les initiateurs du projet, à savoir la société bordelo-parisienne Chicken's Chicots Production, qui gère le lieu déjà occupé par les sociétés Panavision et Papaye.
La couveuse à films a pour objectif de corriger cela. Il s'agit, pour les productions qui choisissent de tourner à Bordeaux, d'y trouver une sorte de guichet unique pour l'ensemble des productions. "Nous fonctionnons comme une coopérative... sans le statut coopératif... même si cela pourrait le devenir fin 2016. Nous veillons et veillerons à ce que les sociétés présentes dans la couveuse ne soient jamais en concurrence frontale. Nous devons offrir aux clients de la couveuse l'ensemble des métiers et compétences dont ils ont besoin", explique Eric Deup. Et c'est ainsi qu'outre sa société de production, on trouve dans la couveuse à films un acteur de la location de caméras et matériel de tournage (Panavision) et une société de location pour la lumière et l'éclairage de tournage avec Papaye.
La société parisienne Chicken's Chicots Production, qui est présente de manière permanente depuis deux ans à Bordeaux, a investi 30.000 euros dans ce lieu de 600 m2 qui propose la location de matériel technique, des bureaux de production, un espace de coworking audiovisuel, des outils de post production, un plateau de tournage "cyclo" de 100 m2, un espace catering et un atelier, le tout situé à deux pas de Darwin sur la rive droite de la Garonne.
Plan de la couveuse à films de Bordeaux
Bordeaux n'est pas encore L.A., mais les promoteurs de ce nouveau lieu de concentration des compétences audiovisuelles locales entendent faire connaître son existence, sinon au monde, au moins à la France.
Les demandes de tournages et de productions commencent à arriver. L'espace de coworking se rempli, il compte un illustrateur, un animateur Motion, 2 photographes, un monteur... La couveuse semble donc fin prête pour préparer l'éclosion de ses premiers petits.
Panoramique d'une partie du site de la Couveuse à films
Pascal Rabiller