Pétrole : en France, le producteur Vermilion reste rentable !

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
BP vient d'annoncer 4.000 suppressions d'emploi dans l'exploration - production. Le Brésilien Petrobas réduit ses investissements de 25 %. Les sous-traitants du secteur ne sont pas à la fête, le Français Vallourec supprime 2.000 emplois, Technip 6.000.
La chute du cours du baril de brut, qui plafonne aux alentours de 33 $ actuellement (Cours du pétrole Brent, brut qui sert de référence mondiale), soit une division par quatre depuis l'été 2014, fait, sans surprise, de gros dégâts dans les secteurs pétroliers et parapétroliers.
En France, Total résiste encore, grâce, notamment, à une politique de réduction drastique des frais d'exploration (de 28 à 18 Md€/an) prise dès l'an dernier.
En France toujours, le plus hexagonal des producteurs de pétrole, le Canadien Vermilion Energy, actuellement premier producteur de brut en France, très présent en Aquitaine (il compte 100 salariés à Parentis, dans les Landes, sur les 190 que compte le groupe en France) évite, lui aussi, les dégâts sociaux.
En clair, si la France reste une des priorités de Vermilion, la réduction de voilure en matière d'investissement est très nette. De 100 M€/an en 2014, l'investissement annuel est passé à 70 M€ en 2015. Il sera de 40 M€ en 2016.
La force de Vermilion remonte à son positionnement originel en France : Vermilion a repris des forages matures, qui n'intéressaient plus les acteurs majeurs du pétrole que sont Total ou Esso. Faibles investissements de départ, moyens uniquement consacrés à l'optimisation des forages, en France, Vermilion s'est spécialisée dans l'exploitation de puits anciens, via une technique qui lui permet de prolonger leur vie. Cette technique lui permet d'extraire 12.600 barils par jour du sous-sol français.
Les cours actuels ne provoquent donc aucune panique chez Vermilion.
En attendant cette remontée inéluctable, du côté de Parentis, dans les Landes, où Vermilion REP SAS a installé son siège national, on se veut rassurant quant au maintien des engagements en matière de valorisation des territoires, de revalorisation des chaleurs extraites des forages, comme c'est le cas avec Tom d'Aqui et ses tomates sous serres chauffées par la chaleur liée à l'extraction de pétrole des forages de Parentis-en-Born.
Jean-Pascal Simard
Pascal Rabiller
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