Avec Jamshake, la musique collaborative n'a plus de frontières

Juliette Agay

Juliette Agay
Certains diraient qu'il s'agit du "Google Docs de la musique", d'autres que grâce à cette plateforme la musique n'a plus de frontières.... Et si Thomas Bouhier et Rémi Sico, les deux fondateurs, venaient de révolutionner le marché de la musique collaborative ? En tout cas, tout est parti pour. Récemment lauréat du prix du jury décerné par le Forum d'Avignon qui se tenait cette année à Bordeaux, mais également du concours Best Buisness Model, du label Pépite attribué par le ministère en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et sélectionné pour le Google Launch Pad Bordeaux en compagnie de mentors de Google pendant une semaine, Jamshake aurait trouvé l'accord parfait. Le concept ? Une plateforme, pour l'instant disponible gratuitement en version bêta, qui consiste à créer, de manière collaborative, de la musique à distance.
Fort de constater que l'ère collaborative n'hébergeait aucun projet en lien avec la musique, l'aventure s'est ensuite déployée crescendo. La startup s'est crée en 2014, la première version a été mise en ligne en mai 2015 (en version bêta c'est-à-dire en phase de test continue). Plus qu'une plateforme sociale (création d'un book, fil d'actualité, interaction entre les utilisateurs...) la plateforme repose sur un modèle de création collaborative. Les musiciens s'inscrivent et débutent par une phase de création où ils répondent à des critères informatifs : instruments, styles, maquettes... puis ils peuvent se fédérer à des projets déjà existants ou prendre la décision d'en créer un nouveau.
Aujourd'hui Jamshake compte 1.700 utilisateurs d'horizons différents (90 % de Français et 10 % d'étrangers) nommés les Jammers. Parmi eux, Matthieu Chedid, partisan de la plateforme, a crée son projet sur lequel les Jammers peuvent participer.
Le tout permettant au fan du chanteur M d'interagir avec lui en musique.
Pour accélérer sa cadence, la plateforme prépare une levée de fonds de 1 M€ avant la fin de l'été. Depuis sa création, seule une levée de fonds d'amorçage de 200.000 € reçue en octobre 2014 a permis à l'équipe de financer son produit et de se pencher sur les incertitudes techniques qui "dénotaient".
Suite à la levée de fonds, Jamshake compte en effet recruter une dizaine de personnes sur des postes de développeurs, de marketers, de webdesigners ainsi qu'un avocat en charge d'encadré le modèle économique. Ce dernier risque d'évoluer, en accord avec les investisseurs, et de devenir la market place des musiciens. Le but ? Rémunérer les prestations de certains artistes pour intégrer des projets, tout en conservant l'inscription et la publication d'œuvres gratuite. L'équipe prendrait alors une commission sur ces transactions pour se rémunérer. Quant aux fonctionnalités envisagées, la plateforme pourrait désormais offrir la possibilité de privatiser certains projets, d'intégrer des paroliers ou encore d'inclure un séquenceur en ligne instantanée. Seul petit bémol... Pour le moment, il est impossible d'enregistrer des sons en instantané. Une fonctionnalité que l'équipe souhaiterait mettre en œuvre immédiatement après avoir bouclé sa levée de fonds.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Juliette Agay
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur