Kipopluie : ciel dégagé pour l'as de l'eau des nuages

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Les systèmes de récupération d'eau de pluie des McDo ou encore des magasins Leroy Merlin ou encore celui du siège Suez Elyo et même, plus récemment, celui de la Cité du Vin de Bordeaux, c'est elle.
Elle, c'est la société Kipopluie, créée en 2005, près de Bordeaux, par un ancien officier de l'armée de l'air, Jacques-Albert Roussel.
Le temps, la météo et la loi ont rendu pertinent son choix de tout parier sur la récupération d'eau de pluie.
L'époque est à la compétitivité, à la réduction des coûts. La gestion des notes d'eau, au même chapitre que celle de l'énergie et des télécommunications apparait de plus en plus comme un poste d'économie pour l'entreprise. La météo, avec des périodes de pluies de plus en plus courtes, mais brutales, alternant à des périodes de sécheresses régulières favorisent la solution du stockage et de la retenue d'eau en tant que solution aux inondations, d'une part, et aux besoins en eau industrielle peu chère, d'autre part. Enfin, la loi sur l'eau et sa vocation de préservation de la ressource, et la taxe sur les surfaces imperméabilisées via l'arrêté du 6 juillet 2011 mettent un acteur comme Kipopluie au centre du marché BtoB où il est seul à ce jour.
Ce qu'aiment aussi les clients c'est que Kipopluie consacre entre 5 et 10 % de son activité à la R&D, ce qui lui permet de proposer des solutions uniques qui font d'elle un référent quasi unique dans le domaine qui est le sien.
La société, qui a réalisé près de 2 M€ de chiffre d'affaires en 2015, s'apprête à changer d'ère.
Et pour se mettre en ordre de bataille et répondre à une demande de plus en plus forte, la société se structure et recrute. Kipopluie, qui couvre commercialement une bonne partie du territoire français mais doit encore se renforcer dans l'Est et le Nord, va doubler ses effectifs (17 personnes actuellement) d'ici 24 mois.
La société girondine qui inaugurera mardi son tout nouveau siège social situé à Mios, en bordure d'autoroute A63, envisage même d'aborder l'export.
Pascal Rabiller