Made in Bordeaux, le jeu Sbires séduit les USA

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Elle a gagné une fois, alors elle a rejoué. La toute jeune maison d'édition de jeux de société Jocus, créée en 2015 par Jean-Pierre Nicolas, ancien cadre chez Cdiscount, a réussi, en février dernier, un très beau lancement pour son projet de jeu de société : Sbires, qui permet à 4 voire 5 joueurs de jouer pendant 45 minutes en moyenne à un jeu de société qui les immerge dans une ambiance médiévale et très drôle située à mi-chemin entre Game of Thrones, Kaamelott ou "Sacré Graal" des Monty Python.
A l'époque, Jocus souhaitait lever 12.000 euros pour lancer la production de son jeu. Elle a séduit 2.000 joueurs qui lui ont accordé 72.000 euros.
Une campagne de recrutement d'investisseurs-joueurs réussie qui repose en partie sur la puissance de la plateforme de financement participatif, mais aussi et surtout sur les visuels du jeu, son univers dessiné par Laurent Nicolas, réalisateur de films d'animation, créateur de la série Lascars.
Une réussite qui a donné, à la maison d'édition bordelaise des envies de "rejouer".
Ainsi, au cœur de l'été, c'est sur la plateforme Kickstarter que Jocus tente de séduire à leur tour les joueurs anglosaxons.
Cette fois encore, la partie se solde par une victoire.
Une campagne triomphale puisque Jocus a pu finalement lever 94.343 euros, un exploit dans un secteur d'activité aux chiffres de ventes modestes et surtout qui ne bénéficie pas de larges marges.
Dans ce domaine, très rude, de l'édition de jeux de société, on estime qu'il faut trois jeux en catalogue, avec des ventes moyennes de 3.000 boites par an pour garantir la pérennité de la société éditrice bordelaise.
Lui, comme Vincent Jouanneau, co-créateur de la société, continue de travailler (conception de sites Internet pour l'un, gamification de l'expérience visiteurs à Cap Sciences pour l'autre) en marge de l'aventure Jocus.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Une situation économique qui pourrait bien évoluer si les contacts avec des distributeurs américains et australiens notamment, s'avèrent concluants dans les prochains mois.
En attendant, c'est sur une déclinaison en mini série d'animation qu'aimeraient bien travailler également les créateurs de Sbires.
À lire également
Du côté de Paris, ou plus près de nous de la Nouvelle-Aquitaine et de la ville d'Angoulême, connue pour son écosystème lié à l'animation et à ses métiers, l'idée d'une déclinaison animée de Sbires pourrait bien séduire...
Pascal Rabiller
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur