Salon Vinitech-Sifel : duel à distance entre Bordeaux et Stuttgart ?

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Quand, il y a deux ans, elle a pris connaissance de la décision de son pendant allemand, "Intervitis-Infructa", de bousculer son calendrier et même sa périodicité pour se tenir dès cette année fin novembre, la direction de Congrès et Expositions de Bordeaux a pris un coup sur la tête.
Organisateur du salon professionnel biennal Vinitech-Sifel consacré, lui aussi, aux techniques de la viti-viniculture et à la culture des fruits et légumes, CEB sait qu'elle ne boxe pas complètement dans la même catégorie que la puissante ville industrielle allemande et de son salon leader mondial.
Mais comme le statut de Vinitech-Sifel est celui d'un challenger direct, au même titre que le salon montpelliérain Sitevi qui lui se déroule en alternance avec le salon professionnel de Bordeaux, CEB monte une nouvelle fois sur le ring, et accepte le combat direct avec Intervitis.
Une affirmation confirmée par Delphine Demade, directrice du salon Vinitech-Sifel.
Traduction dans les faits : dès le début septembre, le carnet de réservations du salon était plein, et les stands réservés sont en général plus grands qu'en 2014.
Pièce commerciale maîtresse du CEB, Vinitech-Sifel, dixit Eric Dulong, le salon Vintitech-Sifel version 2016 se veut encore plus innovant que les éditions précédentes.
Au chapitre des nouveautés un colloque Vinipack, organisé en collaboration avec le pôle Atlanpack, autour du packaging des vins et spiritueux, un "techno show", espace de démonstration et d'essais qui s'installera dans une partie du Hall 2 (qui sera reconstruit pour une livraison fin 2018), ou encore Wine and Spririt Profiling, proposant des dégustations permettant de partager les bénéfices de la recherche sur les arômes.
Après deux éditions de mise au point, les liens du mariage entre Vinitech et le Sifel, salon technique dédié aux filières des fruits et légumes se resserrent considérablement.
Cela tombe bien, en Allemagne, du côté de Stuttgart, ce mariage entre les deux filières est une des forces du salon... Bref, Bordeaux ne compte pas seulement encaisser les coups de la concurrence frontale.
Pascal Rabiller