Industrie : la croissance de JV Group passera aussi par la maintenance

Pascal Rabiller

Ramirez JV Group
Thibaud Moritz - Appa

Pascal Rabiller

Ramirez JV Group
Thibaud Moritz - Appa
Après 10 années passées au sein d'un groupe industriel, en l'occurrence Composites Aquitaine (Stelia Composites désormais), Jean-Michel Ramirez, acheteur technique puis responsable des achats sous-traitance, a pris la décision, "parce-que je n'étais ni Gad'zart et SupAéro et que du coup ma carrière allait rapidement plafonner", confie-t-il, de se lancer en 2002 dans l'aventure entrepreneuriale. Il prend alors, avec l'aide d'un partenaire investisseur, une société de 16 personnes, située sur la rive droite de Bordeaux : MPRD. Spécialiste de l'usinage de pièces, MPRD est à l'origine un sous-traitant spécialisé dans les mini séries et le prototypage. Sous la houlette de Jean-Michel Ramirez, la société se structure pour adresser des marchés de la moyenne et grande série dans ce domaine. Pour gagner en crédibilité auprès des grands acteurs industriels de l'aéronautique et du spatial, MPRD se dote d'outils compétitifs et, en 2012, d'un atelier spécialement dédié à l'usinage des matériaux composites.
Au bout de 2 ans et demi, Stelia, MBDA et Roxel figurent parmi ses clients qui lui permettent d'intervenir sur des programmes aussi divers que l'A350, Ariane ou encore le missile M51.
Cette acquisition pénible, mais réussie, marque une première étape dans la constitution du groupe qui compte, désormais, après les acquisitions d'Electro Chrome (2010 - Mérignac, 33) et en 2014 des Ateliers Serres (ex-filiale Groupe Lluis), toujours à Mérignac.
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Aujourd'hui, le groupe girondin compte 4 sites industriels, une agence en Pologne, 270 salariés (dont 20 intérimaires) et a réalisé près de 23 M€ de chiffre d'affaires à 80 % dans l'aéro, le spatial et la défense, mais aussi dans l'offshore, les machines spécialisées, l'aménagement d'intérieurs d'avion, les satellites, le bois et la chimie.
En croissance continue depuis 15 ans, le groupe qui a récemment levé 4 M€ via un LBO, "parce que les partenaires bancaires estimaient qu'il nous fallait faire une pose de 3 ans, ce qui est impossible dans notre secteur industriel", souligne le PDG, dispose d'une capacité d'investissement de près de 15 M€. Des investissements sur l'outil de productions sont programmés, des opérations de croissance externe permettant d'élargir encore le champ d'action de JV Group sont à l'étude, plutôt dans le Grand Sud-Ouest.
Le reste passera donc par de la croissance externe, elle concernera vraisemblablement la filière MRO (Maintenance Repair and Operations), la maintenance aéronautique et spatiale.
Pascal Rabiller