Les maxtrotteurs s’organisent à Bordeaux
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
Ils sont auto-entrepreneurs, policiers, avocats, comédiens mais avant tout maxtrotteurs, c'est-à-dire concernés par la suppression prochaine de la carte IDTGVMAX par la SNCF. Cette carte qui permet depuis deux ans à 10.000 abonnés de voyager dans toute la France en illimité à bord de trains IDTGV pour 59,99 par mois et sans condition d'âge. Depuis l'annonce de sa suppression le 25 février dernier, les maxtrotteurs s'organisent. Hier une dizaine d'entre eux étaient rassemblés à Bordeaux pour la première fois.
Au niveau national, deux députés, Jean-Sébastien Vialatte dans le Var et Joël Giraud dans les Hautes-Alpes, ont d'ores et déjà envoyé un courrier à Alain Vidalies, secrétaire d'état chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. Le groupe des maxtrotteurs bordelais envisage également de solliciter le maire de Bordeaux ainsi que le président de Région. "Aucune action coup de poing n'est prévue, c'est un choix", relaie Hervé Maccioni, "mais la mobilisation est toujours importante malgré la prolongation de la carte jusqu'à la fin du mois de mai par la SNCF." La suppression avait été annoncée dans un premier temps à fin du mois d'avril.
Autre sujet évoqué à Bordeaux : la suppression attendue des IDTGV avec l'arrivée de la LGV en juillet prochain. Les maxtrotteurs, dans le flou, pointent du doigt une double peine. La possible mise en place des Ouigo ne semble pas faire l'unanimité : "Génial ! La gare sera à Libourne pour les Bordelais et l'arrivée ne sera pas à Paris mais à Massy", soulignent certains. A ce jour, rien n'a été tranché sur le sujet.
Sur les réseaux sociaux, la peur de ne plus pouvoir bouger dans les mêmes conditions est toujours palpable. Le sujet est encore loin d'être réglé et les Bordelais ont bien l'intention de faire entendre leur voix : "C'est d'ailleurs ce qui se passe. Il n'y a pas qu'à Paris que ça bouge. Des groupes se forment dans les grandes villes de province. C'est un mouvement collaboratif et toutes les régions ont leur place", conclut Hervé Maccioni.
Hélène Lerivrain