Sans réservation ni station, un nouveau service d’autopartage bientôt à Bordeaux
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
Il existe déjà Citiz à Bordeaux, un service de location de voitures en libre-service "classique" avec réservation et avec station. 66 voitures sont en circulation, de la citadine au monospace, et 32 stations disponibles. Dans les semaines qui viennent, un concept complémentaire va voir le jour avec Yea!, un service de location de voitures en libre-service en "freefloating" c'est-à-dire sans réservation et sans station. 20 véhicules, uniquement des smarts, seront mis en circulation dans un premier temps.
32 stations Citiz sont en service dans la métropole bordelaise.
Mais avant le lancement de Yea! prévu le 3 mai prochain, AutoCool, qui a besoin d'un dernier coup de pouce, a lancé une campagne de crowfunding ouverte sur Ulule jusqu'à vendredi 14 avril inclus. Elle recherche 10.000 euros qui permettront notamment de renforcer l'équipe des salariés de la société.
AutoCool est une association créée en 2001 et transformée en 2008 en Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), entreprise à vocation non lucrative. Le capital est détenu majoritairement par près de 200 abonnés-sociétaires, et les éventuels excédents de gestion sont réinvestis pour au moins 67 % dans la coopérative. La SCIC, qui a perçu 20.000 euros de Bordeaux Métropole en 2016 sur un budget de plus de plus de 700.000 euros, précise être "dans quelque chose de l'ordre de la construction collective qui correspond à la politique de mobilité de la métropole notamment en matière de la baisse du recours à la voiture autonome et du stationnement."
Alors qu'avec Citiz, l'idée est de remplacer la première voiture d'un foyer, Yea ! propose d'être une alternative à la deuxième voiture.
Nicolas Guenro précise que Citiz Bordeaux est à l'équilibre depuis 2 ans. L'année 2016 a affiché une croissance 15 % de son chiffre d'affaires (600.000 euros HT). Plus de 250 clients se sont inscrits l'année dernière pour un total de 2.500 utilisateurs. "Nous sommes dans une bonne dynamique que l'on veut amplifier", déclare Nicolas Guenro.
Hélène Lerivrain