Mérignac, la ville aéroportuaire de Bordeaux Métropole, compte survivre à la LGV

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Non les premiers coups de boutoir de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris ne font pas trembler Mérignac, où se trouve l'aéroport international et les navettes quotidiennes d'Air France entre les deux villes. Des navettes d'Air France qui sont la cible principale de la SNCF, qui espère à terme convertir 700.000 à 800.000 passagers volants aux vertus du rail grâce au nouveau TGV.
Pour autant l'aéroport reste une zone dynamique en croissance soutenue.
"L'aéroport va investir 25 à 30 M€ dans la construction d'un nouveau terminal aéroportuaire entre les halls A et B" a ainsi évoqué le maire, sans s'appesantir sur la forte croissance du trafic passager enregistré depuis des années par l'aéroport international grâce au développement du low-cost. Alain Anziani a rappelé que Nexity avait repris à son compte l'énorme programme immobilier du 45e Parallèle, qui va sortir de terre devant l'entrée de l'aéroport. Avec Nexity c'est une première tranche à 20 M€ d'investissement qui est lancée. Le 45e Parallèle doit à terme développer 30.000 m2 de bureaux, avec un centre de congrès, et accueillir un hôtel haut de gamme : "Hilton a signé" a dévoilé Alain Anziani.
Et puis l'élu estime que la ligne à grande vitesse est une chance pour l'aéroport car même si les navettes Air France sont touchées, l'amélioration des liaisons directes entre la gare de Bordeaux et l'aéroport, avec le tram probablement d'ici 2021, va créer un immense hub qui fonctionnera dans les deux sens. La zone de l'aéroport et celle du pôle d'activité Aéroparc font partie de l'opération d'intérêt métropolitain (OIM), grand périmètre où l'on trouve notamment Dassault, Sogerma et Thales.
"La semaine dernière 130 M€ d'investissements ont été actés, dont 80 M€ au titre du tramway, pour améliorer la mobilité sur le territoire de l'OIM, dont les deux tiers se trouvent à Mérignac" a éclairé le maire. La création d'une nouvelle liaison sur ce même périmètre via un bus à haut niveau de service, demandée conjointement par Alain Anziani et Franck Raynal, maire de la commune voisine de Pessac, a également été actée.
Alain Anziani se félicite que l'aéroport international de Bordeaux-Mérignac soit l'un des rares à disposer de réserves foncières et d'une main d'œuvre qualifiée. Ce qui va lui permettre d'accueillir l'extension de l'Aérocampus, centre dédié à la formation à la maintenance aéronautique, à Latresne, et qui n'a plus de place pour se développer.
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"L'Aéroparc va aménager une première tranche de 10.000 m2 pour accueillir Bordeaux Technowest, qui change de quartier. Puis une deuxième tranche qui sera dédiée à l'extension de l'Aérocampus" résume Alain Anziani.
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La création du Village Décathlon, dans le domaine de Pelus, est un autre élément très porteur pour Mérignac. Cultura y a déjà posé à la mi-mai la première pierre de son futur campus de 7.000 m2, où sont attendus 400 collaborateurs. La première pierre du simulateur de chute libre Full Fly sera posée ce lundi 10 juillet, tandis que le spa Royaume des sens sera ouvert au public le 27 juillet. Il devrait s'agir du plus grand spa de France. Et la société Trampoline Park, à Bordeaux, a déposé un permis de construire pour installer son siège social dans ce village mérignacais un peu particulier.
Jean-Philippe Déjean