Quelles ambitions pour le nouveau directeur de Bordeaux INP ?

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Ingénieur et docteur en informatique, Marc Phalippou connaît les enjeux de Bordeaux INP comme sa poche. Après un parcours au sein de France Télécom pendant 10 ans, il dirigeait en effet depuis l'Enseirb-Matmeca, une des écoles d'ingénieurs qui fait partie intégrante de Bordeaux INP. Il a donc participé activement à la création il y a 8 ans puis au développement de l'établissement et succède donc logiquement à François Cansell, directeur général pendant deux mandats. Bordeaux INP regroupe 7 écoles d'ingénieurs publiques membres, soit 2.900 étudiants : 5 écoles internes (Ecole nationale supérieure de cognitique, Ecole nationale supérieure de chimie, de biologie et de physique, Ecole nationale supérieure en environnement, géoressources et ingénierie du développement durable, École nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux, École nationale supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux) et deux écoles partenaires (École nationale supérieure en génie des technologies industrielles, Institut supérieur aquitain du bâtiment et des travaux publics), une classe préparatoire intégrée et un incubateur étudiant, Sit'Innov. Au total le groupe propose 17 spécialités d'ingénieurs, dont 5 par apprentissage.
Plus précisément, ces discussions se sont nouées avec les écoles nationales supérieures d'ingénieurs de Limoges et de Poitiers et avec l'ISAE-ENSMA, école nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique à Poitiers, qui pourraient devenir partenaires. Rien d'illogique au moment où les écoles d'ingénieurs se structurent autour de marques fortes et alors que Bordeaux INP entend acquérir une véritable "dimension Nouvelle-Aquitaine".
Marc Phalippou entend également continuer à miser sur l'interdisciplinarité de Bordeaux INP, dont les écoles abordent des sujets tels que la santé, l'alimentation, l'énergie, l'internet de objets, les nouveaux matériaux... ainsi que sur la recherche, les formations étant adossées à 10 laboratoires de recherche. Le nouveau directeur général entrevoit des potentiels dans l'intelligence artificielle, le big data et les biotechs, le big data et l'environnement, ainsi que dans l'aéronautique et le spatial.
Mikaël Lozano
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