Congrès et expositions Bordeaux se prépare à faire des achats

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
L'assemblée générale de Congrès et exposition de Bordeaux (CEB) a validé hier, jeudi 19 avril, un bilan 2017 qualifié, après celui de 2016, d'historique par son président Eric Dulong. En 2017, CEB, qui emploie 107 salariés, a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 32,5 M€. Au total CEB a produit ou accueilli 325 manifestations l'an dernier et reçu 960.204 personnes dans les quatre infrastructures que cette association exploite : Parc des expositions, Palais des congrès, Hangar 14 et centre de congrès de la Cité mondiale. Le côté historique de l'exercice 2017, Eric Dulong l'assume avec le sourire.
Qu'elles soient bien ou mal orientées, les séquences d'activité de type historique sont classées en bourse dans la catégorie de l'événement exceptionnel, dont les termes soulignent le caractère fugace.
CEB vient d'enchainer au moins deux exercices historiques, alors à quoi faut-il s'attendre en 2018 ?
La restructuration des 14.000 m2 du Hall 2 du Parc des expositions, qui passe par la destruction (achevée) du bâtiment initial, qui datait des années 1950, va aboutir moyennant 35,5 M€ d'investissement, toutes taxes comprises, précise le président, à la création d'un nouveau réceptif modulable de 16.500 m2.
"2020, 2021 et 2022 vont être de grandes années pour le futur Hall 2, avec 26 congrès en cours de négociation. Le futur Hall 2 ne fera pas concurrence au Palais des congrès car il ne vise pas le même segment de marché. Le Hall 2 commencera à partir de 1.500 personnes, là où s'arrête le Palais des congrès, où les plus grandes salles ne dépassent pas 1.300 places", analyse Eric Dulong.
Après le Hall 2 ce sera le tour de l'immense Hall 1 (50.400 m2) moyennant deux tranches d'investissement de 21 M€, soit un total de 77,5 M€ que les collectivités devraient soutenir à hauteur de 29 M€. Pour accroître l'activité de CEB plus rapidement, Eric Dulong, qui ne souhaite pas indiquer le bénéfice net réalisé par l'association en 2017, évoque la préparation d'opérations de croissance externe, sur le modèle du rachat l'an dernier d'Aquibat, le salon régional de la filière BTP. "Nous avons la capacité financière de le faire, ce qui nous permettra de compenser les difficultés que nous avons à maintenir une manifestation comme Vivons Salon", dévoile le président de CEB, qui n'entend pas donner plus de détails.
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Descendant du Comité de la foire internationale de Bordeaux créé en 1916, CEB exploite des infrastructures publiques qui sont sous le contrôle de la Société bordelaise des équipements publics d'expositions et de congrès (Sbepec), qui représente elle-même la mairie de Bordeaux propriétaire par exemple du Parc des expositions. La Sbepec est une société publique locale (SPL) 100 % publique dont les actionnaires sont la mairie de Bordeaux (70 % du capital) et Bordeaux Métropole (30 %). Elle est ainsi maître d'œuvre des chantiers entrepris au Parc des expositions. Pour faire court, CEB fait tourner la boutique en organisant autant de manifestations à succès que possible pour dégager du cash au profit des collectivités.
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