Cheops Technology, stratégie gagnante à l'ombre des géants du cloud

Mikaël Lozano

Nicolas Leroy Fleuriot Cheops Technology
D.R

Mikaël Lozano

Nicolas Leroy Fleuriot Cheops Technology
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Au dernier moment, le deal a capoté. Cheops Technology était lancée depuis de longs mois dans un dossier d'acquisition d'un acteur américain de services informatiques au profil similaire au sien. Mais en mai dernier, Nicolas Leroy-Fleuriot a finalement lâché l'affaire.
Pas de regrets donc, et l'envie de repartir sur le front californien d'ici quelque temps reste toujours bien présente. Car Nicolas Leroy-Fleuriot en est certain, le destin de Cheops Technology passera un jour par les USA pour au moins trois raisons :
Dans l'immédiat, Nicolas Leroy-Fleuriot remise le développement international à plus tard et confirme à La Tribune avoir finalisé l'acquisition d'une société française, dans les tuyaux depuis quelques mois. Le dirigeant n'en dira pas plus pour le moment, mais explique que ce rachat était stratégique pour renforcer les compétences de Cheops Technology et déployer sa nouvelle offre annoncée cet été, "la plus complète et customisée pour couvrir l'ensemble des besoins des ETI". Car la société de Canéjan vise principalement les entreprises de taille intermédiaire et les établissements de santé. Elle vient d'ailleurs de signer avec Lafuma et plusieurs mutuelles françaises. Partenaire proche de Hewlett-Packard, Cheops Technology regarde de près ce qui se passe en Amérique du Nord. Et visiblement, ce qu'y voit Nicolas Leroy-Fleuriot le conforte dans sa stratégie :
Plutôt que l'hyper-industrialisation des offres du cloud public, Cheops défend une stratégie hybride basée "sur le meilleur des trois mondes : une partie des infrastructures chez nos clients, certains types d'applications non critiques dans le cloud public, et les applications critiques et les services managés dans le cloud privé mutualisé qui garantit leur fonctionnement et pour lequel nous déployons une palette de services personnalisés."
Cheops Technology a également profité du premier semestre pour recomposer son capital. Nicolas Leroy-Fleuriot restant le PDG, une holding, Khephren, associant les principaux managers de l'entreprise, a acquis 80,58 % du capital de la société. Cette dernière vise désormais d'ici quelques années, sans horizon précis, les 150 millions de chiffre d'affaires, après avoir dépassé les 104 M€ lors du dernier exercice. A l'abri de la concurrence du cloud public des Amazon, Google et Microsoft grâce à son positionnement orientés services managés, l'ETI girondine a présenté de nouvelles offres cet été. Notamment en direction de la téléphonie, de la visioconférence avec une offre professionnelle et à prix maîtrisé, annoncée plus fiable que les solutions type Skype, ou encore en direction du wifi avec une proposition qui vient en réponse aux besoins en couverture des entreprises (achat de bornes et déploiement, maintenance...). Car le cloud / services managés n'est qu'une des quatre divisions de Cheops, certes celle qui croît le plus vite mais qui vient en appui des trois autres : infrastructures, modernisation technologique, réseau-sécurité et communication unifiée.
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A quelques jours de l'inauguration de l'extension du siège social de la société à Canéjan, Nicolas Leroy-Fleuriot relève également un autre phénomène : les tensions sur le marché de l'emploi.
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Cheops, qui s'approche des 500 salariés, a donc choisi de mettre en place des contre-mesures pour maintenir sa propre attractivité : primes sur objectifs, ainsi que salle de sport assortie d'un coach sportif une fois par semaine, salle de sieste, espace de restauration... au sein du nouveau siège social.
Mikaël Lozano
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